Politique
Invité de la matinale de Public Sénat, le député insoumis de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel a demandé la démission d’Emmanuel Macron et l’organisation de nouvelles élections.
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Par Clarisse Guibert
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« Ce n’est pas parce qu’on lui dit « il faut arrêter », qu’elle arrêtera ». Au lendemain de la manifestation en soutien à Marine Le Pen, qui a réuni près de 7 000 personnes à Paris, le porte-parole du Rassemblement national Laurent Jacobelli confirme la candidature de la présidente du groupe RN à l’Assemblée à l’élection présidentielle, et ce malgré sa condamnation, sur laquelle elle a fait appel.
Sur le plateau de Public Sénat, Laurent Jacobelli a affirmé que le Rassemblement national maintenait la candidature de Marine Le Pen à la prochaine présidentielle, et ce même en cas de condamnation en appel, l’été prochain : « On ira jusqu’au bout avec un duo », composé également du président du parti Jordan Bardella. Marine Le Pen est « quelqu’un de résistant et de combatif » affirme le député.
Que disent leurs adversaires politiques ? Lors du meeting organisé par Renaissance à Saint-Denis dimanche, Gabriel Attal a clamé « Tu voles, tu payes, surtout quand tu es un responsable politique » en référence à la condamnation pour détournement de fonds publics de Marine Le Pen. Pour Laurent Jacobelli, l’ancien Premier ministre n’a déversé que de la « haine », lors de son discours : « Son seul mantra est d’arrêter le Rassemblement national ».
Du côté du parti, Laurent Jacobelli a affirmé qu’il y avait eu « 20 000 adhésions supplémentaires en deux jours et demi ». Symbole du « lien très particulier qui a été tissé entre Marine Le Pen et les Français », ces dernières années, et « ce n’est pas à trois juges de la casser », affirme Laurent Jacobelli.
En effet, le porte-parole du Rassemblement national conteste le jugement. Pour l’élu, « la juge voulait empêcher Marine Le Pen d’aller à l’élection présidentielle », notamment du fait de l’application de l’exécution provisoire. Le risque de récidive évoqué par le jugement n’est pas justifié, affirme-t-il : « Elle n’est plus députée européenne, ni présidente du parti. Quelle récidive ? ». Il y aurait même un « consensus contre le bien-fondé du jugement » chez les magistrats, pour l’élu.
Si 64 % des Français se déclarent défavorables à la suppression de l’exécution provisoire concernant un élu selon le Baromètre Politique et Territoires Ifop/Ouest-France, Éric Ciotti a déposé une proposition de loi visant à supprimer l’exécution provisoire pour les peines d’inéligibilité. Elle devrait être à l’ordre du jour de la niche parlementaire de son groupe, Union des droites pour la République, le 26 juin prochain. Laurent Jacobelli espère qu’elle sera votée pour « corriger » une loi « mal faite ».
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