Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Helena Berkaoui
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Au micro de Public Sénat, le secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie a tenté de rassurer la gronde des élus de quartiers populaires qui ont lancé l’appel de Grigny il y a dix jours. « La politique de la ville et les quartiers ont été au cœur de tout notre projet présidentiel et aujourd’hui c’est l’une des priorités du gouvernement » assure Julien Denormandie. Les états généraux de la politique de la ville se sont tenus à Grigny, le 17 octobre dernier. Dans un climat de tension renforcé par l’annonce de la suppression de 46,5 millions d’euros alloués à la politique de la ville, le gel des contrats aidés et la baisse des aides personnalisées au logement (APL) de 1,7 milliard. Maires et acteurs sociaux ont appelé le gouvernement à revoir sa copie. Parmi les principales réclamations de l’appel de Grigny figurent : le « maintien des emplois aidés », un « fonds d’urgence immédiat doté de 100 millions d’euros » et « la désignation d’un ministre de la Ville. »
Julien Denormandie l’assure, « on a réussi à maintenir tous les budgets de la politique de la ville pour la durée du quinquennat. C’est par exemple 8 000 associations qui seront financées l’année prochaine, c’est 4 000 emplois relais (…) c’est 1 million d’euros qu’on met sur la rénovation urbaine » énumère-t-il. Julien Denormandie évoque « une politique de droits communs » qui engage différents ministères dont celui de l’Éducation.
Autre point de friction : logements sociaux et baisse des APL
« Les bailleurs sociaux ne sont absolument pas dans le collimateur du gouvernement » assure Julien Denormandie. Son ministre de tutelle Jacques Mézard a pourtant été hué au dernier congrès des HLM. En cause, la baisse des APL couplée à la réduction des loyers que le gouvernement veut imposer au parc social en 2018. « On travaille avec les bailleurs pour éviter cette progression incessante des aides personnalisées au logement, ces APL ont énormément progressé ces dernières années, elles sont passées de 14 milliards à 18 milliards »explique-t-il.