Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Maud Larivière
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Jacques Mézard ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie son secrétaire d’État, ont communiqué sur la politique de la ville à l’occasion du compte rendu du Conseil des ministres, mercredi. Au cœur de leur discours : les banlieues. « Nous avons déjà pris nombre de mesures » déclare le ministre, qui revient sur les dispositifs adoptés par le gouvernement pour remédier à la situation des quartiers prioritaires de la ville.
Un des objectifs de cette politique, « est d’accélérer les procédures, de faciliter les démarches du conseil administratif de l’Anru, et de passer de 24 ou 30 mois d’instruction, à moins d’un an, dans tous les cas » explique l’ancien sénateur. Il annonce également que le gouvernement vient de conclure le financement du Nouveau programme national de renouvellement urbain (Npnru). « C’est le passage de 5 à 10 milliards d’euros, essentiels pour relancer la construction et la rénovation urbaine » affirme-t-il. « C’est acté, c’est signé ».
Concernant le volet sécurité, le ministre de la Cohésion des territoires estime qu’il « y a des mesures à prendre » pour éviter que persiste une « situation intolérable » pour les habitants, et les liste :
Le volet éducatif n’est pas en reste. En coordination avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, des « mesures fortes » ont été prises, rappelle Jacques Mézard.
« C’est une politique globale » estime le ministre de la Cohésion des territoires, avant de préciser qu’« elle se déclinera de manière interministérielle ».
Le sénateur LR de Seine-Saint-Denis, Philippe Dallier, et le sénateur PS du Nord, Patrick Kanner, alertent sur l’urgence d’agir dans les quartiers populaires, lors d’une interview accordée au Parisien, mercredi.
« Nous n’avons toujours pas compris quelle était la vision globale du gouvernement » confie Patrick Kanner. « Il y a un double langage entre les principes affichés et les choix budgétaires et donc politiques qui sont mis en œuvre » commente Philippe Dallier qui ajoute : « Le gouvernement fait de l’homéopathie, alors que, comme le préconisait le rapport Borloo, c’est un traitement de choc qu’il aurait fallu. Car il y a le feu à la maison ! ». Tous deux sont d’accord sur le fait que c’est à l’État d’intervenir, et qu’il est le seul capable de « rétablir les conditions de l’égalité, en donnant plus à ceux qui ont moins ».
Leur cri d’alarme se traduit par un colloque, jeudi, au Sénat, intitulé : « Banlieues : pour un électrochoc républicain ».