Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, était l’invité vendredi matin de Territoires d’Infos sur Public Sénat, avec la presse quotidienne régionale et Les Indés Radio. Il a vivement critiqué le plan de suppression d’emplois de Nokia en France.
« Il n'est pas question qu'ils reviennent sur leur parole donnée (…) nous serons intraitables sur le dossier de Nokia », a affirmé le ministre, interrogé sur la confirmation du plan de suppression d'emplois lors d'une réunion lundi entre la direction du groupe et le secrétaire d'Etat Benjamin Griveaux à Bercy.
« Ils nous ont expliqué quelles étaient leurs contraintes sur leurs marchés (...), mais les engagements doivent être tenus », a assuré Bruno Le Maire, qui a évoqué quelques pistes pour contraindre le groupe finlandais à tenir ses promesses données lors du rachat du franco-américain Alcatel-Lucent en 2015 : renforcer le secteur de la recherche et développement pour le porter à 2.500 ingénieurs et chercheurs à fin 2019.
« Il y a des aspects économiques, il y a des aspects plus politiques, il y a les relations entre notre pays et le pays d'origine de Nokia. Tout ça va entrer en ligne de compte. Nous ferons tout le nécessaire pour faire respecter les engagements », a ajouté Bruno Le Maire.
Le gouvernement était monté au créneau dès le lendemain de l'annonce par Nokia, le 6 septembre, de la suppression de 597 emplois d'ici 2019 dans ses filiales Alcatel Lucent International et Nokia Solutions and Networks (NSN) basées à Paris-Saclay (Essonne) et Lannion. Quelque 400 postes avaient déjà été supprimés l'an dernier. Le groupe emploie 5.260 salariés.