Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Alice Bardo
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Nicolas Hulot présentait hier son plan climat, qui doit être déployé sur la durée du quinquennat. Le ministre de la Transition écologique et solidaire entend notamment viser « la neutralité carbone à l’horizon 2050 » et prévoit « la fin de la vente des voitures à essence et diesel d’ici à 2040 ». Des « chantiers tout à fait sympathiques » selon Clémentine Autain, qui se dit « profondément inquiète » car « si on regarde ce qu’il y a vraiment sur la table, il n’y a en réalité pas grand-chose ».
« Nicolas Hulot n’a pas compris l’attaque nécessaire face à la logique du profit, à la place de la finance et des lobbies », poursuit la députée de La France insoumise. Elle regrette notamment que le ministre ait « totalement abandonné le chantier du nucléaire » : « Il ne s’intéresse pas à la fermeture des centrales ! Certaines devraient être fermées en urgence ! » Nicolas Hulot a en effet simplement dit « espérer » atteindre l’objectif d’une réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025.
Le ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé vouloir que la part d’énergie renouvelable atteigne 32% de la production totale d’énergie d’ici 2030, sachant que la France est déjà en retard sur son objectif de 20% d’ici 2020. « S’il n’y a pas un investissement public massif pour les énergies renouvelables, alors je ne vois pas comment on arrive à la transition énergétique », déplore Clémentine Autain. Et d’ajouter : « La sortie de nos modèles de vie suppose de l’anticiper. Je ne pense qu’il n’y a pas aujourd’hui dans le plan les moyens qui permettront d’assurer l’ambition de ce plan. »