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Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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La plainte déposée contre le député LREM Christophe Arend pour harcèlement et agression sexuelle par une ancienne collaboratrice, et classée sans suite, a été motivée par "un effet d'aubaine" qui peut nuire à la parole des "vraies victimes", a dénoncé jeudi l'élu de Moselle.
"S'il n'y avait pas eu l'affaire Weinstein, je ne pense pas que derrière il y aurait eu une médiatisation aussi importante, que l'affaire aurait eu un tel retentissement parce qu'elle repose sur du vent", a-t-il dit lors d'une conférence de presse avec son avocat à Metz.
"Il faut mettre un cadre au tribunal médiatique. Le fait de donner un tel écho à une affabulatrice peut avoir un effet terrible sur les vraies victimes, qui vont être enclines à se dire: +Il y a encore une fois une affaire classée sans suite, moi je vais pas y aller, à quoi ça sert d'y aller?+", a plaidé M. Arend.
"Tout s'est passé en 72 heures. Il a été trainé dans la boue, on a dit de lui que c'était un +salaud+, que c'était une personne abjecte, un harceleur. En gros, que c'était un Weinstein", a ajouté son avocat, Me Bertrand Cohen-Saban.
La plainte déposée par le député mosellan pour "dénonciation calomnieuse" est maintenue et, parallèlement, l'ancienne collaboratrice fera l'objet d'une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel.
"Nous demanderons des dommages et intérêts (...) nous reverserons ce montant-là aux associations pour qu'elles puissent faire dignement valoir les intérêts des victimes", a annoncé Me Cohen-Saban.
L'ancienne collaboratrice encourt "cinq ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende", selon le conseil.
Mercredi, le parquet de Sarreguemines a classé sans suite la plainte déposée mi-octobre par une ancienne attachée parlementaire de M. Arend, en raison du "comportement ambigu" de la plaignante.
Les enquêteurs ont saisi un nombre important de "messages à connotation sexuelle (envoyés) à M. Arend", avait indiqué le procureur, Jean-Luc Jaeg.
Elle l'accusait d'avoir multiplié "les remarques sexistes" mais aussi de l'avoir agressée sexuellement, et d'avoir "tout fait pour (la) faire craquer".
"Le déroulement des événements laisse à penser que c'est un coup monté", a réagi le député, qui n'a pas souhaité commenter le contenu des messages pour "ne pas ajouter du bruit au brouhaha".
Il a aussi soulevé, comme autre explication, "la rémunération qu'elle n'a pas eue, cet argent de campagne que j'ai refusé de verser".