Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Alice Bardo
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Samedi, devant la convention de la République en marche, le Premier ministre a annoncé 7 milliards de baisses d’impôts pour 2018 alors qu’il avait laissé entendre lors de son discours de politique générale que la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages serait reportée. Celle-ci sera donc mise en œuvre dès l’année prochaine.
« Je suis pour qu’on recherche toujours une baisse de la fiscalité et, qu’en contrepartie, on fasse des efforts pour baisser la dépense publique », confie Pierre-Yves Bournazel. Et d’ajouter : « Je préfère que la taxe d’habitation soit supprimée le plus rapidement possible et, s’il y a un effort dès l’année prochaine, je m’en réjouis. »
Conscient d’une « situation financière très délicate », le député souhaite que « la compensation se fasse sur la baisse de la dépense publique et non pas dans la recherche de l’augmentation de l’impôt ». Le cap « clair » fixé par le gouvernement lui convient ainsi parfaitement puisque l’exécutif entend atteindre l’objectif de 3% de PIB de déficit à la fin de l’année sans augmenter les impôts.
Outre la suppression de la taxe d’habitation, Pierre-Yves Bournazel souscrit à la baisse des cotisations salariales et considère, comme l’exécutif, que « pour augmenter le pouvoir d’achat des fonctionnaires, il faut une fonction publique moins importante, sacraliser les postes qui ont un intérêt direct pour l‘action de la collectivité ».
« Je suis constructif et, si je suis d’accord avec En marche, je m’en réjouis car le but est de faire avancer le pays », a-t-il conclu.