Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Alice Bardo
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Le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, a lancé des procédures d’exclusion à l’encontre des LR ayant des responsabilités au gouvernement ou au sein du groupe parlementaire des « constructifs » à l’Assemblée. Le Premier ministre, Édouard Philippe, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, ou encore les députés Thierry Solère et Franck Riester sont ainsi visés.
Pierre-Yves Bournazel regrette « ces vieilles méthodes politiques ». « Aujourd’hui, la seule réponse qu’on a c’est l‘exclusion. Moi je suis pour qu’on rassemble », tranche-t-il. Selon lui, agir ainsi « n’est pas tirer les leçons des échecs de la droite ». C’est, au contraire, « une très mauvaise idée ». « Ce n’est pas une bonne manière de respecter la pluralité des sensibilités de la droite et du centre », renchérit-il.
Tenant d’une « droite modérée », Pierre-Yves Bournazel constate un « durcissement de la ligne idéologique de la droite, qui a tendance à être une droite identitaire », notamment représentée par Laurent Wauquiez.
Ce dernier souhaite d’ailleurs briguer la présidence du parti quand d’autres, comme Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, y ont renoncé. Demain, à l’occasion du bureau politique des Républicains, la date de l’élection d’un nouveau président devrait être soumise. Selon le député de la 18ème circonscription de Paris, cette élection est une nécessité : « Le dernier président des LR élu c’est Sarkozy. Une direction intérimaire a été nommée après sa défaite à la primaire, mais elle n’a pas été élue donc cela pose un problème de légitimité. »
Son issue pourra toutefois déterminer le maintien de Pierre-Yves Bournazel au sein du parti. Alors qu’il a déjà un pied dehors en siégeant à l’Assemblée avec les « constructifs », il pourrait participer à la création d’une « force politique nouvelle » dans l’hypothèse où « (s)es idées et (s)es convictions ne se retrouvent pas dans Les Républicains », et donc en cas d’élection de Laurent Wauquiez. « Quand on s‘engage en vie politique, on se bat d’abord pour des idées et des convictions. On a du mal à les faire entendre dans Les Républicains. »