Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Héléna Berkaoui
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Invité de Territoires d’Infos ce mercredi, Florian Philippot a précisé les contours de sa nouvelle formation politique, Les Patriotes. Une formation « ni droite, ni gauche » mais farouchement anti-européiste. L’ancien bras droit de Marine le Pen n’a pas eu de mots assez durs pour qualifier son ancienne formation politique. Selon Florian Philippot, « le Front national est devenu inaudible et incohérent », rien de moins.
« Aujourd’hui il n’y a pas de véritable opposition face au rouleau compresseur Macron » analyse Florian Philippot. Interrogé sur un possible rapprochement avec Nicolas Dupont-Aignan - qui a lancé « Les amoureux de la France » - Florian Philippot se dit prêt à discuter mais pas à s’associer. « Je ne suis pas favorable à l’union des droites, je suis favorable à l’union des patriotes et je pense qu’il y a des patriotes aussi à gauche » explique-t-il.
Pas sectaire pour un sou, l’ancien chevènementiste ouvre la porte de son parti à ceux « qui sont récemment déçus par la France insoumise », aux « gaullistes » ou aux « républicains ».
Florian Philippot espère un « grand rassemblement des Français qui viennent de la droite ou de la gauche dans un projet très républicain. » Pas sectaire pour un sou, l’ancien chevènementiste ouvre la porte de son parti à ceux « qui sont récemment déçus par la France insoumise », aux « gaullistes » ou aux « républicains ». Exit le clivage gauche, droite. « Ce clivage, il est fini » affirme Florian Philippot. Mais à l’inverse du mouvement présidentiel En marche, le sien est anti-européiste. En effet, Florian Philippot a « l’ambition d’être le pivot central » de l’opposition et – selon la formule consacrée « et en même temps » il veut être « l’alternative à la politique mondialiste, européiste, ultralibérale de Macron. » Pour Florian Philippot, le président de la République « s’est fait élire sur l’idée que la France était quand même terminée » et qu'il fallait « la remplacer partout par l’Europe. »
« Le Front national n’est plus audible sur rien car il ne sait plus ce qu’il pense sur rien, notamment sur la souveraineté nationale, sur l’Union européenne, ils sont complètement perdus » tacle Florian Philippot. L’ancien bras droit de Marine le Pen estime que son ancien parti « est devenu inaudible et incohérent. » Florian Philippot a quitté le Front national après la défaite de sa candidate au second tour de la présidentielle. Au moment même où la dirigeante laissait entendre qu’elle serait prête à revenir sur la sortie de l’euro.