Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Alice Bardo
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« J’interdirai immédiatement les pesticides dangereux et les perturbateurs endocriniens », affirme le candidat socialiste dans son programme. De son côté, le leader de La France Insoumise estime qu’ « il ne suffit plus d’interdire quelques perturbateurs avérés » et souhaite « mettre un terme à la présence de ces substances dans de nombreux produits de consommation courante ». Il prévoit même « d’aller jusqu’à une interdiction progressive de leur utilisation s’ils sont reconnus dangereux pour la santé ».
Tous deux plaident pour plus de transparence et d’information sur les enjeux en termes de santé et pointent du doigt l’action des lobbys industriels au niveau européen. Benoît Hamon veut notamment « limiter leurs actions ». L’ancien ministre de l’Education propose également de créer un label pour les pesticides afin de « conditionner les subventions de la PAC au respect de hautes exigences en la matière ».
« Je refuse de me soumettre aux lobbies qui déambulent dans les couloirs de la Commission de Bruxelles », répond à la candidate du Front national à « 60 millions de consommateurs » sur la question des perturbateurs endocriniens. Elle assure que dès que la France aura « retrouvé sa souveraineté », elle s’engagera « à faire toute la transparence sur le sujet pour protéger la santé et le bien-être des Français ».
Le candidat LR fait part au magazine « Sciences et Avenir » de sa conviction quant « aux méfaits des perturbateurs endocriniens sur la santé ». Pour lui, « ils sont présents partout et contribuent à l’apparition de maladies ».
Il confie à l’Agence de santé publique et à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) le soin d’informer les citoyens sur les risques encourus et de développer des méthodes d’évaluation des risques.
François Fillon veut également que la France soit à l’initiative de négociations au niveau européen pour interdire les perturbateurs endocriniens dont les effets délétères pour la santé ont été prouvés.
Selon le leader d’ « En Marche ! », les perturbateurs endocriniens sont « l’une des principales causes de l’augmentation des cancers des enfants depuis 20 ans. » Il réclame un « débat scientifique rigoureux » et regrette que l’Union européenne n’ait pas pris de mesures suffisamment restrictives. Lui aussi entend lutter contre la « pression des lobbies » en intervenant « avec fermeté au niveau européen ».
Contrairement à Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, l’ancien ministre de l’Education estime que « ce serait mentir aux Français que de leur faire croire que tous les perturbateurs endocriniens pourraient être interdits ». Il conditionne leur interdiction à un « risque sanitaire avéré » et, à défaut, lorsqu’existent des solutions alternatives « scientifiquement reconnues comme moins toxiques ».
Enfin, comme la plupart de ses rivaux, il souhaite mieux informer le public sur les dangers potentiels des perturbateurs endocriniens et prévoit des mesures concrètes en ce sens, à savoir la création d’un site national d’information sur les perturbateurs endocriniens, de centres d’expertise et d’information destinés au grand public, ainsi que la réalisation d’études épidémiologiques sur les personnes exposées.
Le candidat de Debout la France se dit « extrêmement préoccupé par le sujet » et met l’accent sur la prévention. Il propose notamment de « dispenser des cours de santé/bien-être » et de « lancer des campagnes de prévention ».
Au niveau européen, Nicolas Dupont-Aignan est attaché à « promouvoir le principe de quali-sécurité afin « d'élever le niveau des productions européennes vers ce qui se fait de mieux ».
« Les recherches scientifiques devraient se dérouler en toute indépendance », considère Jean Lassalle. Un avis que partage son rival Philippe Poutou. Toutefois, contrairement au député des Pyrénées-Atlantiques qui déplace le débat sur l’agriculture, le candidat du NPA estime que « toutes les substances dangereuses pour la santé humaine, dont les perturbateurs endocriniens doivent être interdites »
Le candidat ne prévoit rien à ce sujet dans son programme. Il affirme seulement qu’ « il est trop tôt pour conclure » et qu’ « Il faut donc pousser les recherches dans ce secteur ».
La candidate de Lutte ouvrière réclame que des lois soient promulguées « sans tarder » pour faire face à ce qu’elle considère être « un réel problème de santé publique qui pourrait devenir un scandale sanitaire d’ampleur. »
Le candidat ambitionne de « protéger la santé mondiale » en portant des initiatives au niveau de l’ONU et de l’OMS avec pour objectif d’imposer des restrictions dans l’utilisation des perturbateurs endocriniens.