Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Pour Marie Mercier, « les évêques ont pris conscience qu’il y avait un problème dans l’institution ». La sénatrice considère qu’ils « ont répondu sans tabou » et « parlé de choses normalement tues dans l’Église ». Pour elle, cela relève d’une « vraie conscience des victimes et de leurs drames ».
Sur les questions hiérarchiques, Marie Mercier rappelle que « l’évêque est l’évêque du prêtre, mais aussi des victimes ». Elle précise qu’il est « chef du diocèse, mais également prêtre à l’écoute des victimes », ce qui est « une prise de conscience différente ».
Existe-t-il un profil particulier attiré par la prêtrise ? Marie Mercier répond que non, qu’il y a « autant de pédocriminels dans le sport, dans l’Éducation nationale ou dans l’Église ». Ainsi, considère-t-elle, « il n’est pas juste de dire que l’Église est un refuge pour les pédocriminels ».
Michelle Meunier a « le sentiment que, dans l’Église, il se passe quelque chose ». Elle considère que « les choses auront du mal à être comme avant » et qu’il n’y aura plus « ce silence comme depuis des années ». Pour elle, « quelque chose est en train de se dérouler ».
La sénatrice a été « surprise de voir les évêques prendre la parole » sur « des questions de sexualité ». Pour elle, « c’est la première fois que des hommes d’Église parlent de sexualité comme ça, avec un langage clair et franc, de manière simple ».
Michelle Meunier retiendra une situation « d’emprise, doublée d’une emprise d’ordre spirituel ». Pour elle, « cela vient multiplier la souffrance des victimes, qui sont victimes de quelqu’un en qui elles ont la foi ». C’est ce qui rend la situation « plus spécifique ».