Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Chloé Rouveyrolles
Temps de lecture :
3 min
Publié le
Mis à jour le
La deuxième garde des Sceaux de la présidence Macron a enjoint son successeur plusieurs fois à « continuer » et à « se saisir » du travail entamé par ses équipes. « Je compte porter ce que vous avez commencé », a répondu Dupond-Moretti. Il a notamment mentionné l'ouverture de la Procréation Médicale Assistée (PMA) aux couples de femmes et le projet de loi du Parquet européen.
« Je ne suis pas un homme politique »
Eric Dupond-Moretti a répondu à la surprise de sa nomination assumant ne pas être « un homme politique », venir de la « société pénale », connaître la justice « charnellement » plutôt que de manière « technocratique ». « J’ai sillonné la France dont je connais tous les tribunaux », a-t-il avancé, mettant en avant sa carrière d’avocat longue de plus de trente ans qui lui a valu le surnom d’ « acquittator ».
Le cinquantenaire, coutumier de déclarations coups de poing, a voulu apaiser. On le disait opposé aux magistrats – sa nomination est une « déclaration de guerre à la magistrature » d’après leur principal syndicat. L’ancien avocat pénaliste a répondu par une déclaration d’amour : « j’ai rencontré des grands magistrats, devant lesquels j’ai eu l’honneur de plaider, je les respecte, j’entretiens avec eux des rapports d’amitié ; ils sont humains, indépendants, gourmands du contradictoire », allant jusqu’à souligner leur « chaleur d’âme » en citant Albert Camus.
« Je ne fais de guerre à personne, je veux avec vous garder le meilleur et changer le pire », a-t-il enfin résumé, précisant que son action serait menée « dans le dialogue et la concertation ». Nicole Belloubet avait de son côté affirmé lui faire confiance pour être le « fédérateur » de la communauté judiciaire.
« Ce moment est vertigineux »
Après que Nicole Belloubet, émue aux larmes, a été applaudie pendant de longues minutes dans la cour de son ministère, Éric Dupond-Moretti a lui aussi confié son émotion : « Ce moment est vertigineux. J'appréhende cette tâche avec humilité. »
Il a évoqué sa mère « qui a quitté son pays [l’Italie, ndlr] pour fuir la misère, elle est devenue une Française de préférence, et la Marseillaise l’a fait pleurer ». « Mon ministère sera celui de l’antiracisme et des droits de l’homme », a-t-il conclu.