Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Stéphane Lissner, directeur de l’Opéra de Paris, a dévoilé dans l’émission « On va plus loin », « des résultats exceptionnels pour l’année 2017 », qui seront détaillés lors du prochain conseil d’administration : « Nous annoncerons un bénéfice de 3,5 millions d’euros (…), une jauge financière de pratiquement 90%, avec un taux de remplissage de 93% (…) Nous ne faisons quasiment plus d’opérations de marketing mais le prix du billet est acheté à son prix. Ce qui veut dire aujourd’hui que l’offre et la demande se rejoignent. »
Et il ajoute : « Pour moi, c’est un grand succès parce que tout le travail que nous avons fait en direction des jeunes, avec des places moins chères (…), commence à payer. »
L’Opéra de Paris représente « 400 représentations par an », « deux théâtres (…), l’opéra Garnier et l’opéra Bastille » et « 880 000 billets vendus pour la dernière saison ».
Cette institution publique dépend des financements de l’Etat. Stéphane Lissner explique que sur « un budget de 215 millions d’euros », le financement public est de 45% : « On a la chance, nous, depuis 2014 d’avoir réussi à augmenter le mécénat sensiblement. Ce qui a comblé une partie des pertes de financement public que nous avons. »
Quant au profil type du spectateur de l’Opéra de Paris, Stéphane Lissner le décrit ainsi : « Le spectateur moyen de danse a 42 ans, le spectateur moyen d’opéra a 47 ans (…) Ces spectateurs viennent d’à peu près de partout. Mais si vous regardez le pourcentage moyen d’étrangers (…), nous sommes à 23% pour l’année 2017. Et c’est un gros succès. Cela veut dire qu’il y a 23% d’étrangers qui viennent à Paris (…) à l’opéra. »
Mais le directeur de l’Opéra de Paris sait qu’il doit lutter, comme toutes les institutions culturelles considérées comme élitistes, contre ce qu’il appelle « la timidité du spectateur » : « C’est aussi important que le prix des places. Et c’est ça sur lequel on doit pouvoir beaucoup travailler. C’est comment faire pour que le plus grand nombre puisse découvrir l’opéra [et] arrêter de s’autocensurer. »
Vous pouvez re(voir) l’entretien avec Stéphane Lissner, en intégralité :