Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Héléna Berkaoui
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L’indépendance de la Nouvelle-Calédonie est un dossier sensible. La ministre des Outre-mer et Édouard Philippe se rendront en Nouvelle-Calédonie du 2 au 6 décembre. Invitée de Territoires d’Infos ce lundi, Annick Girardin s’est voulue rassurante. Début novembre, les signataires de l’accord de Nouméa s’étaient réunis à Paris. Sous l’égide du Premier ministre, les délégations indépendantistes et non-indépendantistes étaient parvenues à trouver un accord politique sur les modalités du référendum sur l’autodétermination prévue pour novembre 2018. L’implication d’Édouard Philippe avait été saluée par toutes les délégations. « Ce comité des signataires s’est bien passé » abonde la ministre de l’Outre-mer.
Mais le ton monte entre les tenants indépendantistes et les non-indépendantistes. « Il y a toujours débat ensuite car il y a des positions à prendre » relativise Annick Girardin. « C’est normal qu’il y ait débat. Ça fait 30 ans aujourd’hui que la Calédonie est dans un processus politique » explique la ministre des Outre-mer. Le processus de décolonisation est en cours depuis les accords de Matignon, signés en 1998. La Nouvelle-Calédonie étant inscrite sur la liste des territoires à décoloniser, des observateurs de l’ONU seront présents pour veiller à la bonne tenue du référendum, comme le relève l’Opinion.
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Annick Girardin se montre optimiste : « Il ne faut pas voir ces moments comme la fin d’un processus mais pour moi le début d’une histoire nouvelle, une page qu’il faut entièrement écrire » affirme-t-elle. La ministre de l’Outre-mer souhaite que la loi organique « qui organise ce référendum et les conditions de ce référendum » soient « prises très rapidement. » C’est d’ailleurs l’enjeu du déplacement du Premier ministre en Nouvelle-Calédonie. Dans cette entreprise, le président du Sénat, Gérard Larcher avait souhaité que « le rôle du parlement » soit « d’être un facilitateur. » Le président du groupe de contact, Manuel Valls, devrait, lui aussi, travailler à l’accompagnement de la Nouvelle-Calédonie dans ce processus.
Par ailleurs, Annick Girardin a exprimé son souhait « qu’au-delà de la question du référendum, on travaille dans le cadre des assises (de l’Outre-mer) sur la jeunesse en Calédonie et l’avenir de cette Calédonie qu’il faut écrire avec cette jeunesse. »