Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Helena Berkaoui
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« Je suis étonné qu’on puisse annoncer, dès le lendemain de l’incendie, un délai. » 5 ans pour reconstruire Notre-Dame de Paris. Le délai posé par Emmanuel Macron après le terrible incendie qui a emporté le toit et la charpente de la cathédrale laisse Philippe Dallier sceptique.
Invité de « Questions aux sénateurs », le vice-président du Sénat s’étonne que cette date butoir soit fixée « avant que toutes les études aient été réalisées ». Outre l’affaire du coût, « les contraintes techniques (lui) semblent extraordinairement importantes », d’autant qu’il « a fallu 6 mois pour monter l’échafaudage ». En tant qu’ancien maire, il estime que « construire un bâtiment public, neuf, aujourd’hui, c’est grosso modo 4 ans, quand les choses se passent à peu près correctement ». Ce qui lui fait dire qu'un délai de « 5 ans paraît extrêmement ambitieux ».
« Ce qui nous intéresse, c’est la qualité du résultat à l’arrivée, si ça devait prendre 10 ans pour reconstruire cette cathédrale dans les règles de l’art et bien que ça prenne 10 ans »
Autre source d’inquiétude : le concours d’architectes annoncé à l’issue du Conseil des ministres, ce mercredi. Pour Philippe Dallier ce devrait être aux Français de se prononcer : « Est-ce qu’on va reconstruire Notre-Dame à l’identique ou est-ce qu’on va se lancer dans un concours d’architectes avec des architectes qui vont vouloir laisser leur nom dans l’histoire ? », s'interroge Philippe Dallier. « Ce qui nous intéresse, c’est la qualité du résultat à l’arrivée, si ça devait prendre 10 ans pour reconstruire cette cathédrale dans les règles de l’art et bien que ça prenne 10 ans », insiste-t-il. Interrogé sur la concomitance de ce délai avec les JO de 2024, Philippe Dallier s'agace : « On va rebâtir pour les siècles à venir, donc l’idée ce n’est pas 2024, on s’en fout de 2024 ! »