Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
3 min
Publié le
Mis à jour le
Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux législatives en campagne à Paris, a perdu connaissance jeudi matin après avoir été prise à partie par un passant, une agression dénoncée par plusieurs responsables politiques et qui fait l'objet d'une enquête judiciaire.
L'ancienne ministre, en ballottage défavorable dans la 2e circonscription de Paris face à un candidat REM, distribuait des tracts sur le marché place Maubert dans le Ve arrondissement lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant notamment de "bobo de merde", a constaté une journaliste de l'AFP.
NKM, cherchant à se protéger de la main et déséquilibrée, a chuté sur le sol et perdu connaissance plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Les pompiers sont intervenus, et elle a repris connaissance. Se tenant la tête, elle a été installée dans leur camion et conduite à l'hôpital Cochin.
Après cette altercation, l'homme est parti en courant vers la bouche de métro la plus proche. "C'est votre faute si on a Hidalgo aujourd'hui comme maire" à Paris, lui avait-il dit, lançant également: "Retournez dans l'Essonne!", dont elle est députée actuellement.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences volontaires", confiée au 3e district de police judiciaire de Paris. Aucun suspect n'a encore été interpellé.
Dans un communiqué, l'équipe de NKM a relaté cette "agression" et promis des nouvelles de l'état de santé de la candidate "dans les meilleurs délais".
- Poursuite dans le métro -
"Je condamne avec la plus grande fermeté l'agression dont a été victime @nk_m. C'est un acte lâche et intolérable", a réagi la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, sur Twitter.
"Je suis navré d'apprendre l'altercation et le malaise dont @nk_m a été victime. Je lui souhaite de se rétablir très vite", a aussi tweeté Gilles Le Gendre, son concurrent REM au second tour dans la circonscription.
"Témoignage d'amitié et de soutien à NKM qui mène un combat courageux. Nous avons besoin d'elle. Voeu de prompt rétablissement", a réagi l'ancien Premier ministre LR Alain Juppé sur le réseau social. Bernard Accoyer, secrétaire général du parti, a apporté tout son "soutien à @nk_m victime d'une agression inacceptable". "La violence en politique n'est pas acceptable. Soutien total à @nk_m", a lancé Laurent Wauquiez (LR).
Un bénévole de l'équipe de NKM, Jean-Baptiste Goulard, a poursuivi dans le métro l'homme, qui est sorti à la station suivante, Cluny-La Sorbonne (ligne 10). Il a affirmé à l'AFP avoir alors reçu des coups de sa part. L'homme a, là encore, pris la fuite. Son signalement a été donné à la police.
Avant cette distribution de tracts, l'ancienne candidate à la primaire de la droite était sur le plateau de Cnews. "Moi je l'ouvre, voilà, je l'ouvre. C'est un problème, mais je pense que les gens qui n'ont rien à dire ou les gens qui ne disent rien mais n'en pensent pas moins ne servent à rien", avait-elle notamment déclaré.
"Toute ma solidarité avec @nk_m.à qui j'adresse soutien et affection.Je condamne cette agression intolérable que rien ne pourra justifier", a aussi tweeté l'ancien Premier ministre et ministre de l'Intérieur Manuel Valls, lui aussi en campagne législative, dans l'Essonne.