Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Edouard Philippe a condamné fermement jeudi les violences qui ont secoué plusieurs quartiers à Nantes après le décès d'un jeune homme tué par un policier, et promis "la plus grande transparence sur les circonstances" de cette mort, à l'issue de l'enquête en cours.
"J'exprime ma condamnation la plus ferme sur ces agissements et cette violence", a déclaré le Premier ministre lors d'une allocution à la mairie de Nantes, en précisant que 19 interpellations avaient eu lieu "la nuit dernière" et que 11 gardes à vue étaient "en cours".
"Détruire des équipements publics, s'en prendre à des forces de l'ordre, détruire des équipements privés, c'est d'abord obscurcir les perspectives des habitants de ces quartiers et nuire au développement de ces quartiers", a-t-il insisté.
"Nous serons évidemment exigeants (...) pour que toute la lumière soit faite dans la plus grande transparence sur les circonstances" dans lesquelles le jeune homme de 22 ans est mort à l'issue d'un contrôle policier, a-t-il ajouté.
Alors que des véhicules ont été à nouveau incendiés dans les quartiers dits "sensibles" du Breil, de Bellevue, des Dervallières et de Malakoff, le Premier ministre a apporté son "soutien le plus ferme pour l'ensemble des forces de l'ordre, des pompiers et des médecins qui sont intervenus parfois dans des conditions très difficiles".
"Nous allons continuer à adapter le niveau de forces présentes pour garantir le respect de l'ordre. Ce niveau de force ira croissant si les circonstances l'exigent", a-t-il précisé.
A ses côtés, la maire (PS) de Nantes Johanna Rolland a elle aussi évoqué l'exigence de "transparence" sur l'enquête.
Les renforts supplémentaires "dans l'urgence" sont une "nouvelle positive", "mais dans la durée, la question est quels moyens on donne à la police d'investigation" pour lutter contre "le trafic d'armes, la grande délinquance", a pointé Mme Rolland en évoquant une question "structurelle".
"Il faut qu'une forme de confiance se renoue entre l'État, les institutions et la jeunesse de ce pays", a-t-elle insisté.
"On peut condamner de la manière la plus ferme toute dégradation, toute violence", mais les habitants des quartiers disent "leur détermination à être entendus dans la suite des discussions de fond qui doivent être posées", a-t-elle fait valoir en s'adressant à M. Philippe.
"Pour la suite, nous devrions encore plus travailler ensemble pour faire en sorte que ce soit un futur confiant que nous construisons dans les quartiers", lui a répondu en écho le Premier ministre.