Politique
Invité de la matinale de Public Sénat, le député insoumis de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel a demandé la démission d’Emmanuel Macron et l’organisation de nouvelles élections.
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Par Helena Berkaoui
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Invité sur le plateau d’Allons plus loin, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l’Ifop décrypte le paysage électoral à moins d’un mois des municipales. A Paris, où le retrait de Benjamin Griveaux a déstabilisé le parti présidentiel, le politologue explique que la maire actuelle conserve des chances d’être réélue. « Aujourd’hui, on a une bataille pour essayer d’incarner le leadership de l’opposition à Anne Hidalgo », observe Jérôme Fourquet quant aux campagnes d’Agnès Buzyn (LREM) et de Rachida Dati (LR) qui s’axent toutes deux autour de la sécurité et de la propreté.
« Tout ça va se jouer arrondissement par arrondissement (…) Si Anne Hidalgo fait un score qui n’est pas forcément très élevé mais qu’en face l’opposition à sa personne et à son projet se divise à parts égales entre les listes LR et les listes LREM, elle a alors des chances non négligeables de s’en sortir, analyse Jérôme Fourquet. Aux dernières élections européennes, Paris est une des villes qui a le plus voté pour les écologistes (...) Anne Hidalgo capte cet électorat ».
Jérôme Fourquet insiste par ailleurs sur le contexte particulier de ces municipales : « On a un paysage qui depuis de 2017 avec l’arrivée de LREM, l’effondrement du PS, l’effondrement de la droite maintenant la montée en puissance des écologistes, les tensions entre communistes et insoumis. On a un paysage électoral très éclaté, très archipelisé (sic) ». Une image qui renvoie au titre du livre remarqué de Jérôme Fourquet, « L'archipel français », publié aux editions du Seuil.
Ce paysage électoral éclaté ne devrait toutefois pas profiter au parti de Marine Le Pen. « Compte tenu de l’éclatement des forces politiques traditionnelles ou nouvellement émergées comme En Marche qui s’opposent au RN il y a une possibilité statistique ou mathématique qu’à 23, 24 % vous soyez en tête au premier tour. (…) Mais le RN a une vraie limite, c’est qu’il n’a pas d’allié, il n’a pas de réserve de voix donc il nous a habitué à faire des scores en boulet de canon au premier tour », décrypte le politologue.