Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
C'est dans les moments difficiles que l’on reconnaît ses vrais amis : le Quai d’Orsay s’est confronté à ce proverbe en recueillant en temps réel les réactions internationales après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre. Auditionné par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat ce 21 octobre, juste avant la cérémonie d’hommage à la Sorbonne en mémoire du professeur Samuel Paty, décapité pour avoir présenté des caricatures de Mahomet, Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a donné un état des lieux des réactions diplomatiques, après l’attentat. « Je dis ici à ceux qui m’entendent, au-delà de cette salle, que rien de ce que nous pourrons constater ne sera oublié », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Nous avons bien sûr reçu de très nombreuses marques de soutien du monde entier. Ces marques me touchent beaucoup. Nous pouvons nous en féliciter. Mais il y a aussi des silences éloquents. Et ces silences-là, aussi, ne seront pas oubliés. » Le ministre n’a pas précisé durant l’audition de quelles chancelleries l’absence de réaction émanait.
Jean-Yves Le Drian a ajouté que l’urgence, après l’acte terroriste, avait été de « renforcer la sécurité de nos agents et de nos emprises à l’étranger ». Les ambassadeurs ont eu pour mission de réunir les chefs d’établissements pour décider d’éventuelles mesures de sécurité. « La sécurité de nos 365 000 élèves et de nos 35 000 enseignants à l’étranger, est pour moi, est une priorité, elle l’est encore plus dans le contexte actuel », a-t-il indiqué aux sénateurs.