Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Alice Bardo
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Avec 9,51% des suffrages exprimés au premier tour des élections législatives, le Parti socialiste a bel et bien subi une déroute. En 2012, le parti au poing et à la rose avait récolté 29,35% des voix, de quoi lui conférer la majorité absolue. Mais à l’issue du second tour qui se tiendra dimanche prochain, il ne devrait pas obtenir plus d’une vingtaine de sièges. « Il ne faut pas commencer à paniquer (…) Le PS a traversé des crises, on en a une devant nous à gérer », temporise Julien Dray, pourtant conscient que « les partis doivent se moderniser, se transformer ».
Les socialistes ne sont en effet pas seuls dans la tourmente. Face à La République en marche d’Emmanuel Macron, dont le score de dimanche est mirobolant (32%), les partis politiques font désormais pâle figure et les dissensions en leur sein font naître le risque d’une implosion. Julien Dray en a conscience et souhaite que l’accent soit mis sur « la cohésion et la discipline » au moment de la reconstruction du parti. Il estime en effet que le Parti socialiste peut renaître de ses cendres car « un parti c’est d’abord une identité » et que « le combat de la gauche, pour la justice sociale et l’égalité » est encore sauf.
Un combat mené par les socialistes, qu’il n’entend pas laisser à Jean-Luc Mélenchon, dont le mouvement ne devance le PS que de 0,9 point. « Je reconnais qu’il a fait une campagne présidentielle forte mais il ne construit rien ». Selon lui, le leader de LFI fait seulement « de belles opérations politiques » et ne manque pas d’« écraser les autres, de les mépriser ».
Ami de François Hollande, Julien Dray se refuse à le tenir responsable de l’échec de la gauche. « La rénovation du PS ce n’est pas de mettre à l’index tel ou tel membre », considère-t-il avant de déplorer l’attitude de certains députés socialistes ayant eu la défaite mauvaise, à l’image de François Lamy (tweet François Lamy), ou encore Gérard Filoche, qu’il juge « excessif ». « Quand on appartient à une famille politique on a le souci de défendre sa famille politique pas d’être le premier à la critiquer », a-t-il renchéri.