Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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« Lui, là, avec son T Shirt Fillon, faites gaffe, il a peut être de la farine sur lui » plaisante un sympathisant dans la queue qui mène au meeting de François Fillon. Au Salon des expositions de la porte de Versailles à Paris, ils sont près de 20 000, selon les organisateurs, à venir soutenir le candidat LR dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle.
Hier, François Fillon n’hésitait pas à se comparer à Vercingétorix qui « infligea une défaite magistrale à Jules César… qui était pourtant le favori des sondages ! ». Ce dimanche, les équipes du candidat, filent la métaphore guerrière et distribuent à tour de bras un gant en forme bouclier François Fillon
Un bouclier pour François Fillon, mais pour le protéger contre qui ou contre quoi ? D’abord, les médias, répondent presque à l’unisson les sympathisants. « C’est le président du redressement national. Il ne faut pas se laisser envahir par nos amis de BFM TV ou de France 2. François Fillon remplit les salles, il remplit les meetings dans toutes les villes où il passe (…) On ne va pas se laisser voler la victoire par nos amis les journalistes » s’emporte cet homme d’une quarantaine d’années, venu spécialement de l’Essonne pour venir soutenir son candidat.
« Je voudrais dire une chose. C’est, que quand même, au niveau des médias, tout est de gauche » affirme Daniel, un retraité, qui reproche à la presse de ne « pas dire la vérité ». « Quand on voit l’attaque sur Fillon, c’est fait par la gauche, le Canard Enchaîné, quand on voit Antenne 2, les reportages… les pronostics…. C’est pour la gauche » affirme Daniel, pourtant persuadé que « la France est de droite ».
Pour beaucoup, ce dimanche, les médias sont à la solde du pouvoir en place et par ricochet à celle d’Emmanuel Macron. « François Fillon a été jeté dans l’arène des lions. Et on sait que tout a été manipulé par la tête de l’Etat à savoir Monsieur Hollande » assure Monique, d’origine Sarthoise « et « même du Mans ». Arborant fièrement son T-shirt « les jeunes avec Fillon », cette dame d’un certain âge, ne veut pas croire, non plus, que Jean-Luc Mélenchon, puisse rattraper son champion. « On ne va pas avoir un président communiste quand même. On ne va pas retomber à l’ère Stalinienne, ce n’est pas possible ». Quant à Emmanuel Macron, « C’est un enfant caché de Hollande qu’il a eu avec une de ses maitresses » rigole Monique.
Un bouclier pour protéger son programme ? Pour Gabin, qui se présente comme « d’origine centriste et même Modem », « les affaires » qui entourent François Fillon « importent peu ». « Je considère que ce type d’affaires n’ont rien à faire en période électorale (…) Je ne vois même pas la gravité de ce problème par rapport aux besoins de la France, au futur de la France (...) Je l’ai soutenu à la primaire et je ne change pas d’avis parce que le programme est toujours là. C’est le programme que je suis. Ce n’est pas forcément la personne ». Et si Gabin est déçu par quelqu’un, c’est par François Bayrou. « J’étais prêt à faire la campagne pour lui, avec tout ce qu’il a pu dire avant, on s’attendait à ce qu’il se présente (…) et là, vraiment, j’ai été très déçu ».
Un peu plus loin, deux dames cherchent, en vain, le stand « Sens commun ». « Ils défendent des valeurs qui nous correspondent tout à fait, la famille en particulier, mais aussi le mariage, tout pour nos petits enfants » affirment Chantal et Perrine respectivement grand-mères de 7 et 15 petits enfants. Elles aussi estiment que « les affaires » sont le fruit « d’une effroyable manipulation » destinée « à le faire tomber, à l’obliger à renoncer, précisément parce qu’il avait le meilleur programme ».
S’ils sont nombreux aussi à regretter l’absence de Nicolas Sarkozy ou d’Alain Juppé à l’un des plus grands meetings de François Fillon, « on sent depuis 15 jours, depuis même le Trocadéro, qu’il y a un frémissement dans la campagne. Ca redémarre, on parle moins des affaires, on parle plus du projet (…) La campagne a vraiment démarré au Trocadéro quand il a fait son meeting » estime Aurélien Bertrand coordinateur de la campagne LR dans le Loir-et-Cher qui concède que sur le terrain, ce n’est pas facile » mais c’est « quand même beaucoup mieux qu’il y a un mois ».
« Le plus urgent c’est l’emploi et la suppression du RSI » considère Jean-Claude, ancien commerçant, de Dieppe. Son épouse, Maud, approuve car elle aime « à peu près tout » dans le projet de François Fillon. « A commencer par ses propositions sur l’immigration, l’établissement des quotas. Parce qu’il est évident qu’il faut limiter l’immigration car on ne peut pas accueillir tout le monde dans des conditions décentes » explique Maud.
Fréderic, ancien pharmacien, estime, lui, qu’en plus du programme, François Fillon est le seul « à avoir la classe pour être Président ».