Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes continue de provoquer un débat passionnel. « Je pense que dans ce pays, il y a 61 millions d’avis sur Notre-Dame-des-Landes. Des gens neutres sur ce sujet, on n’en trouve pas beaucoup », veut rappeler Ronan Dantec.
Le sénateur écologiste de Loire-Atlantique, contacté par Public Sénat, a réagi aux critiques formulées ce mardi par Bruno Retailleau sur l’orientation de la mission de médiation, dont la composition a été annoncée début juin par le gouvernement. Le président LR du conseil régional des Pays de la Loire avait notamment pointé les prises de position anti-aéroport de deux des trois médiateurs (lire notre article).
« La question n’est pas de savoir qui est pour ou qui est contre chez les membres de la commission, la question, c’est le fond de la médiation », réplique Ronan Dantec :
« Bruno Retailleau ne veut pas de remise à plat du projet. Il y a chez lui une constance des pro-aéroports : c’est d’avoir une peur panique de la remise à plat. »
« Il y a chez lui beaucoup de posture politicienne. C’est aussi pour lui un moyen d’apparaître comme l’un des leaders de l’opposition à Emmanuel Macron : il profite d’un dossier sur lequel ses positions ont varié régulièrement », accuse le sénateur.
Au lendemain d’une réunion de travail à Matignon sur l’aéroport du Grand Ouest, l’élu écologiste estime que la mission de médiation permettra un « regard extérieur » sur le dossier épineux du projet de Notre-Dame-des-Landes :
« La transparence totale sur le coût de l’aménagement, le territoire du plan d’exposition au bruit, la possibilité ou non de mener des mesures compensatoires : ces questions doivent être traitées au fond, avec les moyens de contre-expertise nécessaires. »
Les conclusions de la mission sont attendues le 1er décembre au plus tard. « J’ai tendance à penser qu’un remise à plat va démonter que c’est moins cher et plus rationnel de laisser développer Nantes-Atlantique », anticipe Ronan Dantec.