Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a estimé samedi soir qu'il faudrait "sans doute qu'on cherche à diversifier les formes d'action" après une journée de mobilisation avec "un peu moins" de manifestants que pour "la fête à Macron".
Comme on lui demandait sur BFMTV s'il éprouvait de "la déception" face à un nombre de manifestants à Paris moindre que lors de la "fête à Macron" du 5 mai à l'initiative de François Ruffin (LFI), Benoît Hamon a déclaré "prendre acte qu'il y avait un peu moins de monde que la dernière fois. Ce qui veut dire qu'il va falloir sans doute qu'on cherche à diversifier les formes d'action" face à une "politique d'Emmanuel Macron qui fait du mal".
Cela montre aussi, à ses yeux, qu'"on peut protester sans pour autant marcher, être en colère sans pour autant se retrouver avec une pancarte" et que "si on pense qu'il peut y avoir de la violence très forte, vous ne sortez pas les poussettes et les enfants".
"On a raison de descendre dans la rue, d'entendre à la fois des infirmières qui protestent, des étudiants qui disent que Parcoursup va instaurer la sélection à l'université, évidemment des cheminots", a-t-il estimé, mais "l'important est d'imaginer demain quelle alternative à cette politique indigne", évoquant des "petits ruisseaux qui font des rivières et -j'espère- feront des fleuves demain".
Interrogé sur les divisions de la gauche, le fondateur de Générations a réaffirmé qu'"unis nous sommes invincibles, désunis nous sommes beaucoup plus fragiles" mais "tout le monde a fait un pas les uns vers les autres".
"Nous sommes attendus aussi à la gauche pour la responsabilité très grande qui est la nôtre de dire +que nous ferions nous à la place d'Emmanuel Macron", a-t-il enchaîné, jugeant que les élections européennes seront une occasion d'"entendre des projets politiques forts".
L'ancien candidat socialiste à la présidentielle a aussi jugé "scandaleux que le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb mette sur le compte des manifestants le fait qu'il y ait des violences", notamment de blacks blocs que "même les CRS ont parfois du mal à canaliser".
"La police doit protéger les manifestants au lieu de nous faire porter la responsabilité du comportement de quelques-uns, ultra-violents", a-t-il poursuivi.