Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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« Il a énormément d’intelligence. C’est un peu un prodige de la politique (…) il a compris la communication, ce qui fait qu’il est capable d’interpréter un certain nombre de rôles successivement ». Si Bruno Retailleau est, en quelque sorte, admiratif de la conquête du pouvoir d’Emmanuel Macron, ses compliments s’arrêtent là. « En revanche, il est très manichéen dans sa façon de voir les choses. Il dynamite le clivage droite/gauche, mais en même temps il réinstalle un autre clivage entre lui et les autres, lui et les extrêmes. Ce n’est pas de l’hyper-centrisme mais plutôt un autocentrisme » a-t-il ajouté.
Le président du groupe LR du Sénat est notamment revenu sur les premières réformes économiques et sociales de l’exécutif. « Il a cette propension à antagoniser les gens (…) Pourquoi les start-up seraient plus nobles parce qu’elles sont dans le numérique que le fait de poser des parpaings, de construire des maisons… (…) Pourquoi punir les retraités plutôt que les actifs ? ».
Sur le budget, Bruno Retailleau a jugé que le gouvernement n'allait pas assez loin dans la réduction de la dépense publique. « 1600 (postes de fonctionnaires en moins) sur un budget, ce n’est rien du tout » (…) Je pense que c’était un marchandage pour les ordonnances vis-à-vis d’un certain nombre de syndicats. Il a dû se dire : je ne supprimerai pas trop de postes et vous ne descendrez pas trop dans la rue » a-t-il estimé.