Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Héléna Berkaoui
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« Depuis plusieurs semaines, il ne fait aucun doute que Monsieur Macron sera candidat à l’élection présidentielle », lance le sénateur LR du Puy-de-Dôme, Jean-Marc Boyer. Lors des questions d’actualité au gouvernement, le sénateur a interpellé Gabriel Attal sur le statut particulier du chef de l’Etat. « Qu’il fasse campagne sans limite avec l’argent du contribuable est indécent et condamnable », s’indigne Jean-Marc Boyer.
En face, le porte-parole du gouvernement a tendu un miroir au sénateur LR. « Je trouve cette critique, rétrospective de Nicolas Sarkozy et de Jacques Chirac, d’une très grande violence », a-t-il répliqué. Et de rappeler qu’en 2012, Nicolas Sarkozy avait essuyé les mêmes critiques de la part de l’opposition. Gabriel Attal a aussi rappelé que Valérie Pécresse, alors porte-parole du gouvernement, « défendait la légitimité de Nicolas Sarkozy ». En 2012, Nicolas Sarkozy avait attendu le 5 février pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle.
« Souffrez qu’à un moment où notre pays connaît la plus grave crise sanitaire depuis un siècle […] nous soyons plus concentrés sur ces échéances-là », s’est aussi défendu Gabriel Attal. Un argument qui a perdu de sa superbe. « Il (Emmanuel Macron) ne peut pas se cacher plus longtemps derrière la crise sanitaire. Il faut tomber le masque ! », a enjoint le sénateur.