Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Alice Bardo
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Ce lundi, Emmanuel Macron reçoit Vladimir Poutine à Versailles. Une première rencontre qui intervient officiellement pour inaugurer l’exposition « Pierre le Grand, un tsar en France ». Officieusement, c’est l’occasion pour le Président français d’engager un dialogue « exigeant » et « sans aucune concession » sur le dossier ukrainien, mais aussi d’évoquer la question syrienne.
« Il fait son premier faux pas politique » estime Yannick Jadot, qui va jusqu’à qualifier cette rencontre de « faute politique lourde ». Le député européen regrette qu’Emmanuel Macron « donne une telle image autour du symbole de Versailles », qui fut notamment la résidence de Louis XIV. « C’est le roi Soleil qui reçoit le tsar de toutes les Russies », répète-t-il. Une référence à Pierre le Grand, qui reçut ce titre en 1721 et à qui est consacrée l’exposition du château de Versailles que s’apprêtent à inaugurer les deux chefs d’État. Il y a trois cents ans, en 1717, le tsar s’était rendu en France. Un évènement marqué par l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Russie.
L’écologiste tient à rappeler que « c’est autour de Pierre le Grand que Poutine justifie l’annexion de la Crimée » et considère qu’un « cadre plus neutre » aurait été plus approprié. Il estime également que la présence d’Angela Merkel aura été judicieuse « pour imposer l’Europe comme interlocuteur de la Russie. »
Vladimir Poutine n’est toutefois pas le seul dans la ligne de mire de Yannick Jadot. « On va passer quatre très mauvaises années avec Trump dans la négociation climatique », prévoit le député européen. Selon lui, il est indispensable pour l’Europe de « retrouver le leadership » en la matière. Et là encore, il considère que cela passe par l’Allemagne : « Dans la relance du projet européen (d’investissement sur la transition énergétique), Macron peut faire un acte fondateur avec Angela Merkel. » « Ce que Hollande n’était pas prêt à faire Macron doit le faire », conclut-il.