Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Maud Larivière
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Alors que la loi Schiappa sur les violences sexuelles et sexistes est examinée au Sénat, le gouvernement a finalement renoncé à instaurer une atteinte sexuelle avec pénétration dans le texte.
« Le gouvernement a bien fait » déclare Didier Guillaume, sénateur RDSE de la Drôme. « Le gouvernement et Marlène Schiappa ont entendu les difficultés d'interprétation que cela pouvait créer ».
Le sénateur se félicite, mais nuance tout de même : « Dans un pays comme le nôtre, en 2018, être amené à faire une loi sur le sujet, c’est que le pays va mal ». « On voit bien ce qui se passe dans tous les territoires de France, on voit bien qu’il y a des agressions sexuelles, il n’y a pas un jour sans que des faits soient révélés » explique-t-il.
« Je soutiens que le délai de prescription soit allongé. Si j’étais jusqu’au-boutiste, je dirais : zéro délai de prescription pour les viols et les agressions sexuelles » indique-t-il, et rappelle qu’un enfant qui est violé est marqué toute sa vie.
Concernant le débat sur la limite d’âge du consentement, Didier Guillaume n’est pas « favorable pour mettre un seuil d’âge ». La limite de 13 ans a été évoquée au Sénat, notamment par Laurence Rossignol. « C’est le problème des limites. Pourquoi à 12 ans et 11 mois, on serait concerné, et à 13 ans et 1 mois, la fille ce n’est pas un bébé ? ».
« Il faut, pour employer des mots crus, que tout le monde sache qu’après cette loi, lorsqu’on met le sexe d’un homme dans la bouche, dans le vagin, dans l’anus, c’est un crime » tranche-t-il.