Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Le projet de loi asile et immigration a été adopté par les députés, dimanche 22 avril. Il a finalement été voté après plus de 60 heures de débat et le dépôt d'un millier d'amendements, par 228 voix pour, 139 contre et 24 abstentions.
« Les débats sur l’asile, sur la question migratoire, sont toujours des débats qui sont extrêmement complexes, qui renvoient à des convictions personnelles, qui sont extrêmement ancrées » commente Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics. « Il n’y a pas, comme voudrait le faire croire certains dans l’hémicycle, une vision totalement monocolore des questions liées à l’asile ou à l’immigration » précise-t-il.
Plus d’une soixantaine d’heure de débat ont été nécessaires pour le vote de ce projet de loi. « Le gouvernement savait, que ces débats pouvaient durer, savait qu’il y aurait une forme d’obstruction parfois, mais qu’il y aurait aussi la nécessité d’aller au bout de la question » explique-t-il.
Pendant ces séances, le groupe LREM a laissé entrevoir des désaccords. Leur président, Richard Ferrand, a d’ailleurs rappelé les membres du groupe de la majorité à l’ordre, et a menacé d’exclure les dissidents qui ne respecteraient pas la consigne de vote. « Tout le monde savait que les députés de la majorité avaient des prétentions, avaient des doutes et certains ont pu les exprimer pendant ce débat » commente Olivier Dussopt qui regrette le départ de Jean-Michel Clément : « Je regrette toujours quand la majorité présidentielle perd un membre mais c’est une décision qui mérite d’être respectée ». Le député de la Vienne a voté contre le projet de loi et a quitté le groupe.
La méthode de Richard Ferrand va-t-elle à l’encontre de la liberté de vote individuelle des parlementaires ? « Je n’ai pas à commenter les décisions et les prises de position du président de groupe » répond le secrétaire d’Etat, avant de rappeler que la liberté de vote est inscrite dans la Constitution et que l’appartenance à un groupe n’est pas une obligation.