Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Emmanuel Macron a annoncé, lundi, saisir le Conseil Constitutionnel sur plusieurs articles. Il espère ainsi faire taire les critiques. Esther Benbassa, elle, « ne croit pas que le Conseil constitutionnel va retoquer les mesures », dans la mesure où « il est constitué d’hommes choisis par Macron ».
Derrière la saisine, Esther Benbassa voit une manœuvre politique. Pour elle, le Président a préféré saisir lui-même pour éviter une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Si la loi est avalisée par le Conseil constitutionnel, elle pourra entrer en application.
Elle considère aussi qu’Emmanuel Macron saisit le Conseil pour « éviter un retour à l’Assemblée », face aux « grognards ». Elle rappelle que le gouvernement avait émis un avis de sagesse, avant que le texte ne soit durci à l’Assemblée, pour arriver au Sénat dans une version « liberticide ».
Esther Benbassa connaît bien les Gilets jaunes, puisqu’elle se rend à leur rencontre chaque semaine. Elle raconte que, systématiquement, elle « voit débouler les casseurs, reconnaissables par leur accoutrement et leur façon d’agir ».
Elle interroge le gouvernement :
« La police a tous les moyens d’arrêter les casseurs en amont, pourquoi elle ne le fait pas ? Qui a intérêt à ce qu’il y ait des violences ? »
La sénatrice a constaté que les casseurs n’étaient « pas plus de 300 », donc qu’ils étaient faciles à contenir. Pour elle, « il y a toujours eu des casseurs en manif, ce n’est pas nouveau », ce qui est nouveau est « le climat de guerre civile » qu’ils instaurent.
Elle appelle donc à « un changement de la doctrine de maintien de l’ordre ».