Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Sur la loi anticasseurs, Loïc Hervé rappelle qu’il a voté « pour » en première lecture et « contre » en deuxième lecture. Il explique ce choix par les modifications apportées par l’Assemblée nationale, qui ne « correspondent pas à ses valeurs ».
Pour lui, l’article 2, qui permet aux préfets d’interdire de manifester, est « disproportionné », puisqu’ « à aucun moment on ne voit intervenir le juge ». De plus, dans sa formulation, il est « verbeux et mal rédigé ».
Le sénateur appelle à « faire attention aux textes d’appel, qui répondent à un problème ». Ce fut le cas pour la loi anticasseurs, intervenant après les violences du 1er mai et des Gilets jaunes. Pour lui, « notre droit contient déjà assez de dispositions » pour faire face.
Loïc Hervé regrette que le Président de la République n’ait pas attendu le vote pour annoncer la saisine du Conseil constitutionnel. Pour lui, cela montre qu’il « se positionne dans le débat politique », portant atteinte à la séparation des pouvoirs exécutif – législatif.
Loïc Hervé rappelle que « le groupe centriste est favorable à la privatisation ». Il confirme que l’État gardera un contrôle sur la gestion des aéroports, en ayant recours au privé pour « un métier qui demande des défis considérables ».
Pour le sénateur, « les parlementaires ont été frileux à cause des autoroutes, qui ont créé des frustrations considérables ». C’est pour cela que le Sénat a demandé des garanties supplémentaires, apportées suite aux débats à l’Assemblée.
Pour Loïc Hervé, « l’essentiel était que l’État garde des parts », ce qui est chose faite avec les 20 % qu’il conserverait. Il souhaite que l’État garde une voix pour s’exprimer au conseil d’administration, avec la légitimité qui est la sienne.
Loïc Hervé rappelle qu’il a « toujours été favorable à la réduction du nombre de parlementaires », pour « améliorer les conditions de travail ». Il précise : « S’il y a une réduction, sans doute, je la voterai. » Il chiffre cette réduction à 20 ou 30 % des élus.
Il rappelle que « dans toutes les périodes de crise, l’antiparlementarisme s’exprime » et déplore que « l’exécutif et les administrations soient moins mis sur la sellette que les parlementaires », ce qui est « inquiétant ».
Sur le droit de réponse lors des questions d’actualité au Gouvernement, le Sénat le pratique déjà. Pour Loïc Hervé, « ça marche bien, à condition que le collègue n’ait pas rédigé sa réplique avant ». Il est important d’avoir « un vrai échange ».
Sur le droit de pétition et les débats qui s’ensuivent, Loïc Hervé « se méfie ». Il trouve bien que le Parlement débatte, mais, « pendant que le Parlement parle, il n’accomplit pas sa vraie mission qui est d’être sur le terrain ». Ainsi, ça ne lui paraît « pas utile ».