Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Alice Bardo
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Les résultats du premier des élections législatives sont sans appel : La République en Marche le remporte haut la main, avec 32% des voix. « On va avoir quelques surprises à l’Assemblée quand on va découvrir le panorama de tous ces députés », avertit Julien Dray. Les visages des candidats REM sont en effet bien souvent inconnus. Et si le Président y voit le gage d’un renouvellement au palais Bourbon, Julien Dray est critique sur la manière dont ils ont été investis. Selon le socialiste, « ils ont été désignés par une commission occulte » et il s’agit plus de « copinage » que d’une « vraie sélection ». « Il va falloir qu’ils trouvent leur cohésion », estime-t-il.
Quant à la nécessité de renouveler la classe politique, il est plus mesuré qu’Emmanuel Macron : « La synthèse entre les générations est utile. La pire des erreurs est de tomber dans le jeunisme, mais cela ne signifie pas qu’il ne faut pas à un moment donné passer la main. Il ne faut pas faire le combat de trop. »
Le conseiller régional d’Ile-de-France a également évoqué l’imbroglio qui a cours dans la 18ème circonscription de Paris, où Myriam El Khomri (PS) et Pierre-Yves Bournazel (LR), qui s’affronteront au second tour, se revendiquent tous deux de la majorité présidentielle. L’une affirme avoir le « soutien officiel » d’Emmanuel Macron, l’autre celui d’Édouard Philippe. « Cela prouve que ce n’est pas aussi simple », ne manque pas de souligner Julien Dray.
Pour lui, Emmanuel Macron surfe sur « l’envie que ça marche » des Français. « Il a bénéficié d’une situation, a été opportuniste au bon sens du terme, a crânement joué sa chance, et ça lui a été profitable. Il a eu du culot », a-t-il souligné avant de rappeler que « l’état du pays n’a pas disparu et qu’il va désormais falloir « travailler à ce que cette envie se concrétise ». D’autant que le taux historique de l’abstention (51%) au premier tour des législatives prouve qu’ « il y a une envie mais aussi un doute ». Et ce doute, Julien Dray en fait part tant au sujet du projet de réforme du droit du travail - « Ce n’est pas vrai que parce qu’il n’y a pas plus de Code du travail il y aura plus d’emplois » - que sur la volonté de l’exécutif d’inscrire dans le droit commun des mesures de l’état d’urgence.