Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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« Nous défendons une PAC qui soit ambitieuse » : c’est la ligne que répète le ministre de l’Agriculture. Invité de l’Épreuve de Vérité, sur Public Sénat (en partenariat avec l’AFP, Les Échos, l’AFP et Radio Classique), Stéphane Travert a également indiqué avoir conscience que cette Politique agricole commune, le premier poste de dépense de l’Union européenne, avait des « adversaires » en Europe. « Ce n’est pas simple », reconnaît-il.
Mais avec le départ du Royaume-Uni, les souhaits de la France pâtiront d’un budget global en diminution. « Ce qui compte, c’est que les ambitions de la PAC ne bougent pas », considère le ministre.
Dans la réforme à venir, Stéphane Travert rappelle ses « lignes rouges ». Sur le premier des deux piliers de la PAC, le plus important et celui qui intervient dans les revenus des exploitants agricoles, le ministre refuse que le « cofinancement » soit une « hypothèse de travail ». « Nous ne souhaitons pas renationaliser la PAC », a-t-il confirmé une nouvelle fois. En d’autres termes, Paris se montre toujours opposé à une intervention des États membres dans le financement, aux côtés de l’Union européenne.
Autre demande française : le « besoin de simplifier la PAC ». Stéphane Travert continue de militer pour la création d’une « réserve de précaution », un fond qui interviendrait plus rapidement pour épauler les producteurs lors des crises sanitaires ou climatiques.