Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Alice Bardo
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« Je ne suis pas une prise de guerre. C’est moi qui ai fait cette démarche, cet examen de conscience », tient à préciser Jean-Baptiste Lemoyne, sénateur LR. L’ancien soutien d’Alain Juppé regrette le comportement de François Fillon : « Ce qui est important, c’est la crédibilité de la parole politique. Quand j’ai vu qu’il reniait cette parole, je me suis tourné vers Macron. » » Et il pense ne pas être le seul : « Depuis que j’ai annoncé ma décision j’ai des centaines et des centaines de messages, notamment de collègues parlementaires, qui me disent qu’ils y réfléchissent »
Mais alors quid de son étiquette LR ? « Je vais me désapparenter », répond le sénateur avant de confier son intention de rallier un autre groupe politique par la suite. Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, a d’ailleurs engagé hier une procédure d’exclusion à l’encontre de celui que Guillaume Larrivé (LR) juge coupable d’une « trahison lamentable ».
Jean-Baptiste Lemoyne estime, lui, avoir fait « un choix fidèle à ses engagements » et rappelle avoir été élu sénateur en candidat indépendant (2014). Il brandit sa « profession de foi » : « J’avais marqué de ma main comme objectif la moralisation de la vie politique ». Un objectif que, selon lui, François Fillon ne respecte pas : « Il est empêtré dans un certain nombre d’affaires qui sont déplorables ». Plus encore, le sénateur de l’Yonne estime que « le lien entre Fillon et les Français est durablement altéré » et accuse le candidat LR de « mettre de l’eau dans son vin sans vouloir l’affirmer ».
« J’ai appelé publiquement au plan B et demandé à ce que Fillon se pose la question de passer le flambeau à Alain Juppé », se souvient M. Lemoyne. Alain Juppé et Emmanuel Macron, deux hommes politiques auxquels le sénateur trouve des points communs, à commencer par le « souci de la crédibilité et de l’équité ». Plus encore, il estime qu’Emmanuel Macron « fait vivre une partie du message de Juppé, notamment celui sur la France qui se fissure en silence ».
Une manière pour Lemoyne de prouver que, selon lui, Macron rassemble. « Le clivage droite/gauche n’est plus opérant », affirme t-il. Il ouvre « Révolution », le livre-programme d’Emmanuel Macron. Lit un passage à voix haute. « Il réconcilie la droite et la gauche, les chouans et les communards, Ronsard et Grand Corps Malade, déclare le quarantenaire. Il suscite une adhésion, un enthousiasme ».
Enthousiaste, Jean-Baptiste Lemoyne l’est assurément. Car c’est aussi à son avenir politique qu’il pense. Et il joue plutôt franc-jeu : « J’ai dit à Macron que ce n’est pas juste pour faire une déclaration de soutien, car moi quand je m’engage c’est à 100%. Il lui revient d’annoncer la place qu’il souhaite que j’occupe dans ce dispositif ».