Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Guillaume Jacquot (Sujet vidéo : Stéphane Hamalian)
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Trois socialistes voulaient changer de chambre. Seul Luc Carvounas se maintient au second tour et a résisté à la vague de la République en marche.
Le sénateur-maire d’Alfortville est en passe de réussir son pari, malgré sa deuxième place obtenue dimanche (20,54%). Candidat dans la neuvième circonscription du Val-de-Marne, il a été devancé au premier tour par la candidate de la République en marche, Gaëlle Marseau (29,25%), mais peut compter sur d’importantes réserves de voix.
Sur son compte Twitter, Luc Carvounas constate que la gauche est « en tête » dans sa circonscription et a lancé dès dimanche soir un appel au rassemblement.
Pour le second tour, le sénateur-maire espère compter sur les reports des électeurs de la candidate de la France insoumise (15,69%), de la communiste Kati Konate (8,80%).
Le sénateur-maire FN du septième secteur de Marseille est arrivé premier dans la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône, avec 30,84% des suffrages exprimés. Ce premier tour était marqué par une abstention de 59,3%.
Il affrontera dimanche 18 juin dans un duel Alexandra Louis, la candidate de la République en Marche (24,89%).
Le second tour s’annonce serré. Sarah Soilihi (France insoumise) est arrivée troisième avec 18,47%, le candidat LR Richard Miron a obtenu 12,91% et la socialiste Anne Di Marino 4,46%.
Deux anciens du Front national à Marseille, qui ont quitté la majorité municipale de Stéphane Ravier l’ancien dernier, étaient également candidats : Antoine Maggio a obtenu 1,24% des voix, et Karine Harouche, sous l’étiquette Civitas, a récolté 0,27%.
Stéphane Ravier progresse en pourcentage par rapport à 2012 : au premier tour, il avait obtenu 29,87%. Au deuxième tour, il avait été battu de peu (49,01%) par la socialiste Sylvie Andrieux (50,99%).
Troisième représentante de la Haute assemblée en campagne pour les législatives, Leila Aïchi a elle aussi décroché son ticket pour le deuxième tour dès le 4 juin, au terme d’un scrutin anticipé d’une semaine chez les Français de l’étranger. La sénatrice MoDem de Paris qui siège au groupe écologiste, est arrivée en tête avec 20,29%. Prise dans une polémique liée à une ancienne déclaration sur le Sahara occidental (lire notre article), son nom avait été retiré de la liste des candidats investis par la République en Marche. François Bayrou lui a apporté son soutien dans la campagne d’entre-deux-tours. « Une campagne inqualifiable a été menée contre elle », a dénoncé le garde des Sceaux dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.
Son concurrent, M'jid El Guerrab la suit de très près, avec 19,93% des suffrages exprimés. L’ancien conseiller de l’ancien président du Sénat Jean-Pierre Bel (PS), qui revendique lui le soutien de Catherine Barbaroux, présidente par intérim de la République en marche, et de Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, avait déclaré le 6 juin que les résultats du premier tour avaient été « biaisés par l'utilisation abusive du logo de La République en Marche ».
Menant désormais campagne avec le logo du mouvement présidentiel sur son matériel, M'jid El Guerrab a menacé son adversaire de recours judiciaire en cas d’utilisation du logo.
Rude défaite pour le sénateur de la Nièvre Gaëtan Gorce, qui visait un retour à l’Assemblée nationale (lire notre article). Parlementaire depuis vingt ans, le socialiste n’a pas réussi à accéder au second tour avec ses 12,99%. Dans ce bastion socialiste, où avait été élu Pierre Bérégovoy, il a été devancé par la candidate du Front national Pauline Vigneron (15,89%) et Perrine Goulet, la candidate de la République en marche (34,78%), largement en tête.
Selon le Journal du Centre, cet ancien collaborateur de François Mitterrand à l’Élysée ne demandera pas de nouveau mandat de sénateur en septembre prochain et démissionne également du conseil municipal de La Charité-sur-Loire, ville qu’il avait dirigée de 2001 à 2014 et qui l’a placé en deuxième position le 11 juin au soir, avec 27,1% des voix. « Quand on s’engage, on demande la confiance des citoyens. Si on perd, il faut en tirer les conséquences », a-t-il déclaré.
Dans la cinquième circonscription de l’Isère, le Parti socialiste subit une déroute majeure. La sénatrice Éliane Giraud, qui avait été élue suppléante en 2012, a terminé le premier tour à la cinquième place, avec 7,39%, à peine plus que le candidat écologiste Gaël Roustan (7,15%). La candidate de la République en marche Catherine Kamowski est arrivée largement en tête avec 40,58% des voix, loin devant le candidat LR (13,62%), celui de la France insoumise (13,26%) et celle du Front national (11,79%).
André Vallini sera tête de liste aux élections sénatoriales de septembre en Isère.