Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Les polémiques autour de la Seconde Guerre mondiale ponctuent l'histoire du Front national (FN), du "détail" de Jean-Marie Le Pen à la récente déclaration de sa fille Marine sur la rafle du Vel d'Hiv.
La Seconde Guerre mondiale s'est immiscée vendredi dans le duel présidentiel: Emmanuel Macron a choisi de faire étape dans le village martyr d'Oradour tandis que le président par intérim du FN, Jean-François Jalkh, accusé de propos négationnistes, a dû quitter son poste.
- Le "point de détail" -
Le 13 septembre 1987 Jean Marie Le Pen déclare sur RTL que les chambres à gaz sont "un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale". La justice le condamne en 1991 à 1,2 million de francs d'amende (183.200 euros) pour avoir banalisé les persécutions nazies.
Le 5 décembre 1997 il réitère ses propos à Munich et le tribunal de Nanterre le condamne à verser jusqu'à 750 euros à 11 associations. Il intervient dans les mêmes termes en avril 2008 dans un entretien au magazine Bretons.
Le 2 avril 2015, il répète ses propos sur BFMTV-RMC et est condamné à 30.000 euros d'amende par le tribunal de Paris le 6 avril 2016. Il doit aussi verser 10.000 euros à trois associations.
- "Durafour crématoire" -
Le 2 septembre 1988, dans un discours, M. Le Pen évoque le ministre de la Fonction publique Michel Durafour, et fait un calembour: "Durafour crématoire". Ces propos lui valent d'être condamné en 1993 par la Cour d'appel de Paris à 10.000 francs d'amende (1.524 euros) pour "injure publique envers un ministre".
- L'occupation -
Le 12 janvier 2005, Jean-Marie Le Pen estime dans un entretien à l'hebdomadaire Rivarol que l'occupation allemande en France "n'a pas été particulièrement inhumaine". En février 2008, il est condamné à 3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende.
Fin décembre 2010, Marine Le Pen assimile les prières de rues musulmanes à "une occupation". Poursuivie par des associations antiracistes pour incitation à la haine, elle voit son immunité au Parlement européen levée mais est définitivement relaxée cinq ans plus tard au nom de la liberté d'expression.
- Pétain -
Le 7 avril 2015, Jean-Marie Le Pen affirme dans Rivarol qu'il n'a "jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître". Cette déclaration, cinq jours après celle du "point de détail" réitérée à la radio, provoque la colère de Marine Le Pen qui annonce qu'elle "s'opposera" à la candidature de son père aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Les relations du père et sa fille se tendent au point d'aboutir en mai à la suspension de M. Le Pen par les instances du parti et à une bataille judiciaire qui aboutira en août à son exclusion du FN, dont il garde toutefois le titre de président d'honneur.
- "Fournée" -
Le 7 juin 2014, Jean-Marie Le Pen s'en prend dans une vidéo à des artistes qui ont pris position contre le FN. A son interlocutrice qui évoque le nom de Patrick Bruel, il répond : "Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois".
- Vel d'Hiv -
Le 9 avril 2017, en pleine campagne pour l'élection présidentielle, Marine Le Pen déclare: "Je pense que la France n'est pas responsable du Vel d'Hiv" en référence à la rafle, en 1942 à Paris, au cours de laquelle plus de 13.000 juifs avaient été arrêtés.