Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Héléna Berkaoui
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Au micro de Public Sénat, Gille Babinet, ancien président du Conseil national du numérique (CNNum), est revenu sur la crise qui traverse cet organe consultatif. Mardi, la quasi-totalité des 30 membres du CNNum a démissionné. En cause : l’éviction de Rokhaya Diallo. La militante féministe et antiraciste était en proie aux critiques d’une partie de la classe politique vis-à-vis de ses positions sur le port du voile ou sur l’emploi de la formule « racisme d’État. » Gilles Babinet explique que cette crise doit être observée à l’aune de son histoire, selon lui « ce n’est pas la première fois » qu’une crise survient. « Il y a eu, pratiquement sous chaque mandat, des heurts, des démissions » explique-t-il. Il estime que c’est le propre du monde du numérique « qui est souvent en rupture avec les traditions et les usages. »
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Malgré ces démissions en cascade, Gilles Babinet croit que la société civile a toute sa place au sein du CNNum. Proche du secrétaire d’État au numérique, il explique que l’enjeu a surtout été de savoir si on avait « les conditions du débat » pour que « ce soit un débat qui soit constructif, qui ne soit pas systématiquement pollué » par les polémiques. Concernant la question de l’indépendance du CNNum, Gilles Babinet précise que cet organe est sur « une ligne de crête très étroite » puisqu’il doit « conseiller le gouvernement » tout en préservant « une certaine liberté. » Cette indépendance a été remise en cause par l’éviction de Rokhaya Diallo. À préciser, que cette dernière avait été nommée par la présidente du CNNum. Publiée dans Libération ce mercredi, une tribune intitulée « L'indépendance du Conseil national du numérique n'est pas négociable » souligne les craintes des acteurs concernés.
Le Conseil national du numérique « peut survivre » et « va survivre », affirme Gilles Babinet. Et de rappeler combien cette structure est importante. Le CNNum aborde « des enjeux qui sont majeurs, qui déterminent le monde qui vient. On a besoin d’éclairage, on a besoin de gens qui réfléchissent d’un point de vue du numérique » insiste-t-il.