Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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La semaine dernière, après la décision de plusieurs pays européens de fournir des chars lourds à l’Ukraine, l’éventuel envoi de chars Leclerc français avait été débattu au Sénat, notamment lors des questions d’actualité au gouvernement. « Par définition, la victoire nécessite une escalade », avait asséné le président du groupe Les Indépendants, Claude Malhuret. « Nous formons le vœu que la France, dans le cadre d’une aide militaire concertée et cohérente avec ses partenaires, continue d’apporter une contribution substantielle à votre système de défense », explique une semaine plus tard Gérard Larcher.
« Risque d’escalade dira-t-on ? », s’interroge le président du Sénat. « Ces craintes sont légitimes. Mais quelle est l’alternative laissée par la Russie ? » Ainsi, « la souveraineté de l’Ukraine sur l’ensemble de son territoire n’est pas négociable », d’après Gérard Larcher. « La Crimée ou le Donbass n’ont pas vocation à devenir l’Alsace-Lorraine de demain », a-t-il martelé.
Le Président du Sénat d’ajouter : « La France et l’Union européenne, à la différence de l’Ukraine, ne sont pas en guerre contre la Russie. Mais les autorités russes ont bel et bien désigné comme leur adversaire « l’Occident », pour reprendre leur propre terme. Dans ces circonstances, l’Ukraine doit non seulement être en capacité de résister mais aussi de prendre l’avantage stratégique. Nous devons l’y aider ! »
Le président du Sénat a inscrit cette visite du président de la Rada en symétrique de la visite d’une délégation de sénateurs à l’assemblée ukrainienne, en juillet dernier : « Peut-on se figurer un parlement réuni régulièrement, sous la menace permanente des alertes à l’approche de missiles destructeurs ? Tel est le quotidien de nos collègues parlementaires de la Rada. »
Par ailleurs, Gérard Larcher a rappelé le caractère exceptionnel de ce moment : « Cela fait même plus de 20 ans – c’était en 2003 – qu’aucun Président d’une assemblée d’un pays étranger ne s’est exprimé à la tribune qui sera vôtre dans quelques instants, Monsieur le Président de la Rada. […] C’est dire le degré d’amitié et de confiance que le Sénat témoigne à la Rada et à son Président. »