Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Pierre de Boissieu et Alice Bardo
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Philippe Martinez est revenu sur la question du calendrier des négociations qui mérite, selon lui, d’être précisé, à la suite d’un « échange d’une heure avec le Premier ministre et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. »
Souhaitant aller vite pour réformer le code du travail, l'Elysée a précisé la semaine dernière vouloir une ratification des ordonnances « d'ici la fin de l'été », soit avant le 21 septembre prochain. « C'est plutôt une histoire de saison, le calendrier. Où finit l'été et combien de temps faut-il au gouvernement pour échanger, prendre en compte les propositions des organisations syndicales ? », a ironisé Philippe Martinez.
« En tout cas, je n'ai pas compris que ça serait fin août, le calendrier », a-t-il ajouté, expliquant « qu’on n'a pas plus de précision, et nous avons réclamé du temps ; il faut largement que ça aille au-delà de l'été, c'est-à-dire le 21 septembre. »
Pour sa part, Laurent Berger souhaite que le temps de la concertation dure jusqu’à la fin du mois de septembre. « Le temps nécessaire à la concertation est un des éléments principaux portés par la CFDT » a-t-il rappelé. « Il me semble qu’il faut se laisser jusqu’à fin septembre pour discuter » a souligné le secrétaire général de la CFDT.
Philippe Martinez a aussi fustigé l’attitude de Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie : « je trouve scandaleux la façon dont le ministre de l’Economie a fait la leçon aux salariés de GM&S, en les ayant croisés deux minutes à Bercy, et en leur expliquant qu’il fallait qu’ils fassent preuve de plus d’efficacité et qu’ils améliorent le niveau de productivité dans l’entreprise. » De même, le secrétaire général est revenu sur le « conflit actuel dans le transport des produits dangereux », qui est, selon lui, « la responsabilité des employeurs » qui n’acceptent pas de les recevoir.
« Nous avons fait, avec le Premier ministre, un tour d'horizon des réformes proposées par le président de la République » a résumé le secrétaire général de la CGT. « Le Premier ministre a souligné les mesures sur le code du travail et a indiqué qu’il était ouvert à toutes les propositions. » Philippe Martinez a pu réaffirmer devant le Premier ministre et la ministre du Travail que la CGT était opposée à la suppression de la hiérarchie des normes, même si « certains sujets peuvent être discutés en entreprise » a-t-il nuancé.
Philippe Martinez a également rappelé son opposition à la barémisation des indemnités prud'homales, expliquant que le licenciement n’est pas un « produit de supermarché », une opinion partagée par son homologue de la CFDT, Laurent Berger. Il a également indiqué être contre la fusion des instances des salariés, expliquant que « chaque instance a des prérogatives différentes. » Laurent Berger a, quant à lui, rappelé l’opposition de la CFDT à la fin du compte pénibilité.
Sur les retraites et l’assurance chômage, Philippe Martinez a regretté que ces questions soient moins urgentes aux yeux du Premier ministre. Ce dernier « les considère comme des problèmes de dépenses, alors qu’elles devraient être des problèmes de recettes » a-t-il pointé du doigt.
Enfin, Philippe Martinez devrait rencontrer la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, demain, et Laurent Berger à la fin de la semaine. Ce dernier a, par ailleurs, indiqué que le Premier ministre avait promis une lettre de cadrage du gouvernement en fin de semaine prochaine.