Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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L’impatience monte chez Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, et membre du groupe Les Constructifs, à l’Assemblée nationale. Alors que les députés ont commencé à examiner le projet de loi de finances 2018, l’élu de Seine-Saint-Denis a le sentiment de ne pas être entendu, malgré son attitude bienveillante à l’égard du gouvernement.
« La capacité d’écoute, de construction de majorités d’idées de la part de la majorité actuelle n’existe pas. Ou n’existe quasiment que marginalement », dénonce-t-il sur les chaînes parlementaires.
Premier point de divergence sur lequel il souhaite que la majorité « corrige le tir » : l’impôt sur la fortune immobilière, qui remplacera l’impôt sur la fortune. « Je pense qu’on est en train d’adopter un impôt qui est inéquitable et inefficace », déclare-t-il, en prenant la défense des « petits riches », comme les médecins ou les artisans, face « aux grandes fortunes » qui ne payent pas l'ISF, selon lui.
Autres points de blocage : la hausse de la CSG mais aussi la politique du Logement. « Le gouvernement est en train de préparer beaucoup de bêtises et de dire de gros mensonges sur la réforme du Logement », affirme Jean-Christophe Lagarde. « La majorité semble penser que dès que quelque chose leur est dit qui n’est pas conforme à ce qu’elle souhaite, c’est une agression […] Le nouveau monde ressemble furieusement à l’ancien. »
Et selon le député UDI, cette surdité ne date pas de l’examen du budget. « Sur le prochain projet de loi [sur la sécurité], est-ce que M. Collomb sera capable d’écouter ? Dans le projet de loi qui vient de passer sur le terrorisme, il ne l’a pas été. »
Plaidant pour un autre débat politique, Jean-Christophe Lagarde en vient à saluer certaines propositions des autres familles politiques :
« J’ai entendu parfois – rarement – des gens de France Insoumise, ou des Républicains, voire des gens du Parti socialiste, dire des choses qui étaient justes. Et quand c’est juste, c’est jute, nom d’un chien ! Ce n’est pas la peine de se braquer parce que ça ne vient pas de vos rangs ! »