Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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C’est la deuxième édition pour les journées du cinéma politique, un évènement organisé par Sciences Po, durant lequel seront projetés gratuitement 20 films de fictions et documentaires et seront organisés deux débats.
Cette année, le thème de la figure du chef est à l’honneur ainsi que la rébellion et la révolte, anniversaire de mai 68 oblige.
« Un chef, ça doit cheffer » déclare en souriant le politologue Pascal Perrineau, président des journées du cinéma politique, citant Jacques Chirac dans le texte. Car on va parler « chefferie » durant ces trois jours. « Où on est la chefferie politique aujourd’hui ? », le président des journées du cinéma politique, qui présente cet évènement comme une « fête de l’image », nous propose un début de réponse : « Que l’on soit dans une démocratie, que l’on soit dans des régimes autocratiques ou dans des régimes totalitaires, très souvent, on a affaire à des chefs qui continuent à fonctionner avec une culture extrêmement verticale. »
Il ajoute : « Il y a chez Emmanuel Macron, un mélange, que Bertrand Delais dans son documentaire [« En marche vers l’Elysée » qui sera projeté –NDLR] explore bien, un mélange entre deux types de leadership (…) Un leadership extrêmement horizontal, où il était un parmi d’autre, dans ce mouvement tout à fait particulier (…) Et puis il y a le second Emmanuel Macron, que l’on sentait déjà venir dans la campagne, qui assume complètement ce qu’il appelle la figure jupitérienne du chef. Là, on est dans la verticalité. L’Emmanuel Macron qui ressemble de temps à autre au jeune Bonaparte. Macron qui est un leader démocratique, est un mélange de ces deux types de leadership et en cela c’est assez nouveau. »
« La politique reste une passion française (…) depuis de nombreuses décennies » analyse Pascal Perrineau, quand on lui parle de l’engouement de nos concitoyens, pour les fictions et séries politiques : « Simplement, les Français sont déçus par le spectacle politique officiel (…) Et quand l’objet politique est abordé dans la fiction (…), il y a le symptôme de Français qui restent extrêmement intéressés par la vie politique. Parce que la vie politique, pour eux, c’est un véritable roman. »