« Je ne crains pas de fronde » au groupe LREM, balaie Olivia Grégoire (LREM)
Le texte de loi asile-immigration a mis à jour les premières dissensions au sein du groupe parlementaire LREM. Invitée de territoires ce mardi, la députée de Paris assure qu’il n’y a « ni clash, ni tiraillement. » Un séminaire de travail réunit les députés de la majorité ce mardi pour renforcer la cohésion du groupe.

« Je ne crains pas de fronde » au groupe LREM, balaie Olivia Grégoire (LREM)

Le texte de loi asile-immigration a mis à jour les premières dissensions au sein du groupe parlementaire LREM. Invitée de territoires ce mardi, la députée de Paris assure qu’il n’y a « ni clash, ni tiraillement. » Un séminaire de travail réunit les députés de la majorité ce mardi pour renforcer la cohésion du groupe.
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Par Héléna Berkaoui

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« Je ne crains pas de fronde », assure la députée parisienne Olivia Grégoire. Membre du groupe LREM à l’Assemblée nationale, elle se fait la représentante d’un « ni droite, ni gauche » apaisé. Avant la trêve des confiseurs, une voix dissonante s’est fait entendre sur les bancs de la République En marche. La députée de la Manche, Sonia Krimi interpellait Gérard Collomb sur le sort des migrants et osait une critique sévère : « les centres de rétention deviennent des centres de détention. » C’est donc sur le projet de loi asile-immigration, sujet clivant s’il en est, que la synthèse gauche droite a le plus de mal à tenir.

« C’est bien si les sensibilités s’expriment si tant est qu’elles soient dans le cadre et du programme et de la ligne de la République En marche », explique Olivia Grégoire.

« Il y a une ligne entre la fermeté, l’efficacité et aussi l’humanité », démine Olivia Grégoire. La députée reconnaît que des « sensibilités » différentes coexistent au sein de la majorité. « C’est bien si les sensibilités s’expriment si tant est qu’elles soient dans le cadre et du programme et de la ligne de la République En marche », explique-t-elle. Le séminaire des députés LREM qui a lieu lundi et mardi – en plus de renforcer la cohésion – devrait sans doute porter sur ce point : s’exprimer oui mais dans la ligne du parti. C’est sans doute la consigne délivrée à la députée LREM, Brigitte Bourguignon. Comme le rappelle Olivia Grégoire, « Brigitte Bourguignon, pour ne pas la citer, la présidente des Affaires sociales a lancé ce groupe de réflexion sociale. » Composé d’une trentaine de parlementaires, ce mouvement veut représenter « la jambe gauche » du parti.

Alors qu’Emmanuel Macron se rend ce mardi à Calais pour défendre sa politique migratoire, Olivia Grégoire assure que le groupe parlementaire est serein sur ce sujet. « Il y a des parlementaires qui amenderont sur le volet 1, c’est-à-dire comment mieux intégrer, comment améliorer la maîtrise de la langue française (…) et ensuite il y a d’autres parlementaires qui seront plus précis sur un certain nombre de sujets techniques comme la notion de rétention administrative », conclut-elle.  

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