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Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Devant la commission d’enquête du Sénat, Jean-Yves Le Drian explique : « À partir du moment, où j’ai eu la conviction que l’intéressé avait utilisé son passeport diplomatique pour se rendre à l’étranger, j’ai estimé qu’il était dans une situation illégale et j’ai saisi le procureur. J’ai eu cette conviction par le voyage au Tchad. C’est-à-dire le 24 décembre » explique-t-il.
Jean-Yves Le Drian indique avoir appris par la presse le voyage au Tchad d’Alexandre Benalla qui s’est déroulé début décembre mais est sortie dans la presse le 24 décembre. « Le chiffre d'une vingtaine de voyages que vous évoquez me paraît tout à fait plausible. Que l’ensemble de ces voyages ait été effectué par l’utilisation d’un des deux passeports diplomatiques me paraît plausible » poursuit le ministre.
En effet, Jean-Yves Le Drian révèle qu’après avoir eu l’information de ce voyage au Tchad, son ministère a contacté les autorités tchadiennes pour savoir si Alexandre Benalla avait utilisé un passeport diplomatique, ce qu’elles ont confirmé. « Par ailleurs, j’ai contacté un certain nombre de postes qui me paraissaient correspondre à des informations que je pouvais lire ici ou là ». Jean-Yves Le Drian fait référence aux propos tenus dans la presse par Philippe Hababou Solomon, un homme d'affaires franco israélien, devenu « le mentor » d’Alexandre Benalla. Philippe Hababou Solomon avait affirmé fin décembre : « si la France avait vraiment voulu l’empêcher de les utiliser (ses passeports diplomatiques), elle aurait très bien pu les désactiver. »
Le ministre des Affaires étrangères indique donc avoir eu la confirmation de la part des autorités tchadiennes mais aussi israéliennes qu’Alexandre Benalla avait utilisé un passeport diplomatique. « J’en déduis donc que sur l’ensemble des voyages qui ont été effectués, ils ont dû l’être avec le passeport diplomatique » conclut-il en citant le Maroc et les Bahamas.