Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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« Je ne dis pas qu’il y a eu défaillance ou pas, il faut le vérifier », déclare au micro de Sénat 360, Roger Karoutchi. Alors que plusieurs élus de l’opposition accusent le gouvernement d’impréparation face à l’arrivée de l’ouragan Irma dans les Antilles (lire notre article), le sénateur LR des Hauts-de-Seine tient à faire preuve de retenue.
« Qu’il y ait au moins une enquête administrative », demande-t-il, quand certains députés comme Éric Ciotti ou Jean-Luc Mélenchon réclament la création d’une commission d’enquête parlementaire. L’objectif d’une telle enquête serait de « tirer l’expérience de ce qui vient de se passer » et de faire en sorte « que cela ne se reproduise plus », explique le sénateur.
Pour autant, Roger Karoutchi relève plusieurs faiblesses dans l’anticipation de la catastrophe à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, à commencer par la sécurisation de la population. « Il est évident qu’on aurait dû mettre au moins en sécurité les populations étant dans des habitations les plus fragiles, on savait que c’était un ouragan de force 5 », considère-t-il, comparant le cas des États voisins :
« Ce que je constate, c’est que à Cuba, en Floride, le gouvernement, les autorités ont prévu soit des évacuations, soit la mise en place dispositifs militaires ou policiers de sécurisation. On ne l’a pas fait à Saint-Martin, on s’est contenté d’une alerte ouragan. Pourquoi n’a-t-on pas prépositionné des effectifs de gendarmerie qui auraient pu arriver sur l’île 48h avant ? On ne l’a pas fait. »
Le sénateur se fait également le relais des politiques locaux, sur le manque de liens avec la préfecture :
« Ce que je constate, c’est que les responsables locaux municipaux et politiques ont dénoncé eux-mêmes le fait qu’ils n’avaient aucune info, qu’il n’y avait aucun lien avec la préfecture, qu’on a pas d’autorité de l’état sur l’île pendant 24h. Alors il y a bien eu un problème. »
Sur la venue mardi d’Emmanuel Macron sur les îles touchées, Roger Karoutchi a salué une « bonne chose ».