Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Héléna Berkaoui
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Qualifiés de « godillots » par leurs détracteurs, les députés de LREM ont brillé par une forme d’unanimisme depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron. Une époque révolue ? Le débat sur l’immigration et la circulaire du ministre de l’intérieur - organisant un recensement des personnes étrangères accueillies dans les centres d’hébergement d’urgence – laissent apparaître les premières dissensions. Avant les vacances de Noël, une députée de La République en marche, Sonia Krimi, a rudement interpellé Gérard Collomb. « Les centres de rétention deviennent des centres de détention », lui avait-elle lancé. Si la députée avait quelque peu édulcoré sa position, cette réaction n’en est pas moins inédite.
Durant le séminaire, le débat « n’a pas été vif au sens de la polémique de principe », assure Richard Ferrand.
Il y a « zéro risque » de sécession, balaie Richard Ferrand. Le président du groupe LREM a l’Assemblée nationale tient à éteindre toute polémique. Un séminaire de travail réunissant les députés du groupe s’est tenu lundi et mardi pour renforcer la cohésion du groupe. « Je ne suis pas un chef de casernement », veut rappeler Richard Ferrand. Selon lui, « l’ensemble des collègues de mon groupe sont encore hantés par ces cinq années de fronde pour des objectifs très individuels, de nuisance à l’intérêt collectif et à la majorité à laquelle les uns et les autres appartenaient. »
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Richard Ferrand déroule sa méthode de management : « Le débat autant que nécessaire » et en même temps, pourrait-on dire, « l’unité dans l’action, l’unité dans le vote. » Comme l’expliquait la députée LREM Olivia Grégoire sur Territoires d’Infos, hier, « c’est bien si les sensibilités s’expriment » si tant est qu’elles le fassent « dans le cadre et du programme et de la ligne de la République En marche. » Une méthode bien huilée selon Richard Ferrand qui ne nourrit « pas de craintes » sur le vote du projet de loi asile-immigration, présentée en février. « Nous avons élaboré des modalités de dialogue approfondies avec l’ensemble des membres de notre groupe » se rassure-t-il. Et d’annoncer que « mardi prochain, Gérard Collomb viendra deux heures devant la totalité de notre groupe. »