Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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François Grosdidier se désole que « l’Élysée a[it] porté plainte contre Alexandre Benalla le mercredi », soit 5 jours avant son audition au Sénat. Ainsi, ce dernier a pu « s’abriter derrière le statut de témoin assisté pour ne plus témoigner. » Cela ne relève pas du hasard. Dans cette affaire, déclare-t-il, « la justice a été encore plus rapide que pour François Fillon. »
François Grosdidier considère que « beaucoup de monde a menti, pas que M. Benalla. » Sur les passeports, précisément, il déclare qu’ « il y a eu parjure, au minimum de M. Benalla et de M. Strzoda. » Pour lui, il aurait été « tellement simple de ne pas mentir […] à partir d’un petit dysfonctionnement, on a construit un mensonge d’État. »
Pour François Grosdidier, il y a eu parjure sur l’affaire des passeports et « des vérités glissantes » sur le reste des sujets. La question sera de savoir si ces « vérités glissantes » sont qualifiables juridiquement.
Sur l’éventualité d’un conflit d’intérêts, François Grosdidier considère qu’ « on ne peut pas s’en assurer. » La question, pour le sénateur, est de savoir si Alexandre Benalla « sert ou dessert la France à l’étranger. » Pour le sénateur, « on n’imagine pas de tels dysfonctionnements à ce niveau de l’État. C’est surréaliste. »
François Grosdidier regrette que la loi anticasseurs ait été retoquée par l’Assemblée. Il constate : « La majorité des députés En Marche sont issus de la gauche et restent laxistes en matière de sécurité. » Pour lui, « sans le périmètre de sécurité [qui permet de contrôler l’accès aux manifs N.D.L.R.], ce n’est pas la peine d’adopter la loi. »
François Grosdidier explique le vote de la droite : « Nous sommes responsables. Nous ne sommes pas des démagogues prêts à sacrifier la sécurité routière. » Pour lui, le problème réside dans le fait que « tout est décidé d’en haut. » Il est temps que « ces technocrates qui pensent tout savoir » laissent place à « la démocratie parlementaire, sociale et locale. »