Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Alice Bardo
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
« On a besoin de reconstruire notre logiciel politique, à droite et au centre. On ne peut pas continuer à être sur un discours identitaire s’appuyant sur Sens commun », considère Hervé Morin. À droite, au lendemain des législatives, la rupture est sur le point d’être consommée entre les tenants d’une opposition claire au gouvernement et les « constructifs », prêts à voter la confiance au gouvernement. Ces derniers - environ une vingtaine pour l’instant - travaillent à la création d’un groupe parlementaire distinct de celui des LR.
Le président des Centristes est, pour sa part, plutôt du côté de l’opposition : à la question de savoir s’il votera la confiance au gouvernement, il répond qu’il sera « clairement dans l’abstention ». « Donner un chèque en blanc, ce n’est pas dans ma constitution », ajoute-t-il. Il en profite pour tacler les « constructifs », ces « députés UDI ou LR élus contre un candidat En Marche et qui, cinq jours plus tard, rentrent dans le groupe de ceux qui vont appartenir à la majorité présidentielle », et préfère penser à ces « hommes et femmes de la droite et du centre veulent bâtir un projet politique refondé ».
Hervé Morin est convaincu que La République en marche, à son heure de gloire, ne subsistera peut-être pas tant que ça. Ou à tout le moins pas mieux que les autres partis. « On est dans une période assez extraordinaire, où on est dans une espèce de nébuleuse, de consensus, et tout d’un coup on va se retrouver confronté à la réalité de l’exercice du pouvoir », explique-t-il.
Il met en garde son « ami » Édouard Philippe, pour qui, selon lui, « ça ne va pas être si simple que ça » : « On n’aura jamais une concentration aussi forte du pouvoir entre les mains de l’Élysée. »