Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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« L’urgence c’est de garder notre sang-froid », insiste Guillaume Larrivé, député LR et secrétaire général délégué des Républicains, invité ce matin de Public Sénat. Après un troisième samedi d’action des Gilets jaunes, marqué par d’importantes violences, notamment à Paris, l’élu de droite appelle à « trouver de réponses dans le cadre des institutions de la République ».
« Le premier geste » à effectuer, même s’il n'est « pas suffisant », selon lui, est d’annuler les nouvelles hausses des taxes sur les carburants prévues en janvier 2019. « Je demande que les députés fassent leur travail et votent une annulation des hausses de taxes au 1er janvier », a-t-il déclaré. Cette décision doit être prise dans le cadre de la nouvelle lecture du projet de loi de finances pour 2019, que le Sénat a amendé (relire notre article). « Il est impératif que les députés de la majorité à l’Assemblée nationale dans quelques jours confirment ce vote du Sénat et corrigent la trajectoire fiscale », a-t-il insisté.
La solution d’un référendum pourrait être une autre solution, si le vote du Sénat sur l’annulation des taxes venait à ne pas être confirmé. « Si Emmanuel Macron s’entête, demande aux députés LREM de rester sourds aux préoccupations des Français, alors on ira je le crains vers une aggravation de la crise et alors il n’y aura plus qu’une seule solution, celle de redonner la parole au peuple français sans doute par un référendum », a-t-il annoncé.
Le député LR s’est en tout cas prononcé contre le dépôt d’une motion de censure à l’encontre du gouvernement, idée actuellement portée par les communistes et la France insoumise. « Il ne faut pas s’agiter. Il ne s’agit pas de se faire plaisir en agitant des leviers, il s’agit de trouver raisonnablement des solutions », a expliqué Guillaume Larrivé.
Au niveau sécuritaire, il a également considéré que les outils juridiques existaient. Il se montre « défavorable » à un rétablissement de l’état d’urgence.