Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Hélena Berkaoui
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À l’appel de sept syndicats, les enseignants et les parents d’élèves vont battre le pavé, ce jeudi 4 avril, contre le projet de loi Blanquer. Invité de Territoires d’infos, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale tente de désamorcer les critiques. « On a vu circuler, sur le projet de loi école de la confiance, beaucoup de contre-vérités, beaucoup de fausses informations », assure Benjamin Attal en écho aux propos de Jean-Michel Blanquer qui, il y a quelques jours, parlait d’un « festival de bobards ».
« Il peut y avoir un directeur de l’établissement public des savoirs fondamentaux et un premier adjoint en charge de l’école primaire »
« Je comprends qu’il puisse y avoir des inquiétudes », concède toutefois le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale. Le projet de loi école de la confiance, largement critiqué par les enseignants, fait surtout polémique autour d’un sujet : la création de regroupement école-collège. Les syndicats estiment que cela « bouleverserait radicalement le fonctionnement et la structure de l’école ». Une crainte que Gabriel Attal cherche à apaiser : « Ça ne va pas supprimer les directeurs d’école primaire qui continueront à travailler pour l’école primaire ». Néanmoins, il pourra « y avoir un directeur de l’établissement public des savoirs fondamentaux et un premier adjoint en charge de l’école primaire », selon le secrétaire d’État.
Pour illustrer le principe du regroupement école-collège, Gabriel Attal donne l’exemple d’un professeur de collège en Indre-et-Loire qui dispense des cours à des élèves de primaire pour les préparer à l’arrivée au collège. « Ce qu’on veut faire avec les établissements publics des savoirs fondamentaux c’est de permettre à ce que les initiatives, comme celle-là, puissent se multiplier partout sur le territoire ». Une anecdote qui peinera sans doute à redonner confiance aux enseignants.