Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Jean-Marie Bockel rappelle la position des élus centristes au Sénat : le groupe votera le texte du gouvernement. Le sénateur précise : « Nous ne sommes pas dans la politique du pire. Il en va de la paix civile et de la cohésion sociale. »
Sur le contenu du texte, le sénateur est plus sceptique : « Ce qui est fait dans l’urgence n’est jamais bien. » Il considère que « l’exécutif aurait dû réagir plus tôt » et qu’il y a eu un problème de remontée d’informations. La crise couvait, mais, pour le voir, « encore faut-il être sur le terrain et à l’écoute. »
Le sénateur est assez dur avec l’équipe en place : « Il y a eu un raté dû à l’enfermement de l’exécutif, avec peu de conseillers et peu d’objectifs, comme le désendettement. » Il conclut : « Il est temps de sortir du Palais [de l’Élysée]. »
Sur les couacs, il est plus indulgent : « Ce n’est pas de l’amateurisme. » Il considère que les critiques sont « un peu faciles » et que, « si depuis un an et demi il y avait eu de l’amateurisme, on s’en serait aperçu. » Il préfère la pondération : « Il y a eu des points positifs et des points critiquables. »
Pourtant, sur la gestion de la crise, « il y a eu un gros dysfonctionnement. » Selon le sénateur, cela est dû à deux choses : la réaction tardive et « un hiatus entre l’Élysée et Matignon. » « Ce n’est pas un problème de personnes, mais un désaccord entre Matignon et l’Élysée. »
À propos de la grande consultation, Jean-Marie Bockel « croit au débat. » À titre personnel, il n’est pas favorable au référendum, sur le modèle Suisse, mais est d’accord pour débattre. Seulement, déplore-t-il, « dans la précipitation, c’est compliqué. »
Dans ce débat, les maires seront en première ligne. Le sénateur s’en félicite et « souhaite que l’on redécouvre l’utilité des maires après les avoir méprisés. » Sur l’organisation, il souhaite l’émergence de nouvelles têtes, afin « que l’on n’entende pas toujours les mêmes. » Les élus doivent être « représentatifs de la diversité du pays. »
La crise des territoires est liée à « une succession de textes désordonnés qui se superposent. » Jean-Marie Bockel plaide pour une décentralisation : « Tout ne peut pas venir de l’exécutif. » Il propose de reprendre les Conférences des territoires ainsi que de s’adosser sur le Sénat. « À ce moment-là, on pourra sortir de la crise des territoires. »