Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Roger Karoutchi préfère parler de « faute » plutôt que d’erreur concernant la politique du gouvernement. C’est « le sentiment de tout savoir, de tout pouvoir et le mépris » pendant 18 mois qui ont causé la crise.
Selon Roger Karoutchi, la gestion de la crise « a été calamiteuse. » Si les revendications avaient été entendues plus tôt, « ça aurait coûté moins cher. » Le sénateur constate que « le gouvernement a laissé le mouvement déraper » et « quand ça dérape, ça coûte plus cher. »
Sur les annonces de Macron, le sénateur prévient : « Il faudra trouver une solution pour ceux qui ne sont pas concernés par la prime d’activité. » Il est impératif de « faire un effort pour tous les salariés » et « ne laisser personne sur le bord du chemin. »
Sur la défiscalisation des heures supplémentaires, le sénateur « salue le retour de la mesure. » Roger Karoutchi avait déjà présenté un amendement en ce sens. Mais il avait été ignoré par le gouvernement, qui « [lui] avait expliqué que c’était un imbécile. »
Roger Karoutchi conseille à Emmanuel Macron « d’écouter davantage Nicolas Sarkozy. » Il considère que « si le Macron nouveau est plus sur la ligne Sarkozy, ce sera une bonne chose. » Pour lui, l’ancien Président est « plus en empathie avec les gens » et fait montre de « plus de considération. »
Sur le vote des mesures proposées, il « remercie En Marche de se rappeler qu’il y a un Parlement. » Il déplore que « d’habitude, ils n’en ont pas grand-chose à faire ni du Sénat ni du Parlement. »
Roger Karoutchi votera les mesures proposées. Il considère qu’ « il ne faut pas donner le sentiment qu’on vient mégoter. » Le sénateur conclut : « Il faudra faire un vote conforme, je ne vois pas d’autre solution. » En contrepartie, « le gouvernement devra se rappeler que le Parlement lui a rendu service. »
Selon Roger Karoutchi, « Édouard Philippe n’est pas désavoué mais soutenu d’un fil. » Il remarque que « Macron n’est pas dans un sentimentalisme aigu, il n’hésite pas à dire l’inverse de son Premier ministre. » Mais, après tout, rappelle-t-il : « C’est lui le chef, c’est lui qui a été élu, ce n’est pas le Premier ministre. »
Pour Roger Karoutchi, il est clair que « la crise des Gilets jaunes a cassé l’allant. » Le Président Macron « ne peut pas se comporter comme il s’est comporté », « il n’a plus la main. » Il doit faire savoir que « ce n’est pas 4 ou 5 sherpas à l’Élysée qui font la politique de la France. »